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uncs2008
Description du blog :
communication des organisations consuméristes du Sénégal. Lamine DIEDHIOU
Catégorie :
Blog Société
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15.02.2008
Dernière mise à jour :
05.10.2009

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CONSOMMATION POLITIQUE: Quels produits pour 2012 ?

Publié le 05/10/2009 à 20:49 par uncs2008
CONSOMMATION POLITIQUE
Quels produits pour 2012 ?

Le feuilleton politique de 1960 à nos jours est caractérisé par une certaine versatilité de nos politiques qui ont beaucoup plus contribué au développement de leurs formations politiques, des hommes et femmes qui les constituent, au détriment du décollage économique et sociale du pays.
Face à ce constat amer, le commun des sénégalais, celui que l’autre appelait « le peuple du trou » est avide d’une certaine compréhension de l’homme politique tout court, tant dans sa probité morale, son trajectoire, ses objectifs et sa capacité à préserver l’intérêt supérieur de la nation, de ses filles et fils. Le fruit politique est là mais le ver semble gagner des proportions inégalables. Comment appréhender ce produit après près de 50 ans de gestion sans partage ? Comment préserver l’électeur sénégalais des candidats véreux et sans vertus ? Comment détecter le bon produit politique du mauvais ? Autant de questions qui ne laissent plus dormir ce « peuple du trou » qui sent son heure de gloire arrivée.

« Les hommes politiques sont des marques comme les autres, ils utilisent les mêmes outils : un nom, un look, un slogan, une communication » affirmait Marcel BOTTON (économiste et spécialiste international des marques). Comme les produits de consommation, les politiciens doivent attirer et séduire, convaincre et acquérir une notoriété. Au Sénégal, force est de reconnaître, que ce produit est marqué dans nos bacs par la présence de deux générations aux dents longues. Il s’agit de la génération « senghorienne » qui, depuis les indépendances, s’activent dans le landerneau et celle venue après et curieusement dénommée la jeune génération. A ces deux générations d’hommes politiques, se greffe un troisième pôle, elle aussi curieusement dénommée « société civile ». Mais quelque soit l’appartenance, des hommes, des femmes, des jeunes et des adultes sont concernés. L’important est d’être un bon produit de consommation politique.
D’un parti unique sous Senghor, le Sénégal va évoluer dans le multipartisme intégral en avril 1981. Sous Abdou DIOUF, le pays va connaître une crise économique sans précédent, renforcée par les effets néfastes des plans d’ajustement structurel notamment : un chômage des diplômés, une paupérisation croissante des populations urbaines et rurales, un mécontentement social, entre autres. Les élections ont été souvent décriées, surtout par le principal opposant Me Abdoulaye WADE, principalement celles de 1988. En 2000, sonna le glas du puissant parti socialiste. Après deux tours, le candidat du Sopi Abdoulaye WADE rafla la mise grâce au ralliement de plusieurs candidats dont Moustapha NIASSE par le biais du front de l’alternance. Wade, aux commandes, nomme Moustapha NIASSE à la primature ainsi que d’autres opposants à des postes ministériels. En 2001, l’Assemblée Nationale va connaître la montée fulgurante des vainqueurs à la présidentielle de l’année précédente. En mars 2001 survient le clash entre Niasse et WADE : « des déviations apparues dans la conduite de l’action gouvernementale », néanmoins, tous les ministres du gouvernement sortant seront « maintenus à leur poste » dixit le Président. En d’autres termes selon Niasse : « cette décision (du limogeage), je l’attendais. Voilà plusieurs semaines, sinon plusieurs mois, que je ne partage pas certaines options et que je le manifeste, il appartenait au chef de l’Etat d’en tirer les conséquences ». Ainsi, le FAL part en émiettement et des ministres comme Madior DIOUF alors Ministre de la culture remet les dossiers de la culture qu’il gérait. Mais auparavant, le tonitruant Amath DANSOKHO ministre de l’habitat était limogé, signe indéfectible d’une brouille entre les « amis » d’avant 2000. En février 2004, WADE invite NIASSE de l’AFP, Amath DANSOKHO du PIT et Djibo KA de l’URD à un gouvernement élargi. Refus poli des deux premiers et entrisme du second, un des icônes du parti socialiste d’alors. En février 2007 WADE rempile à la magistrature suprême et continue d’imposer sa marque dans la gestion étatique. Mais cette gestion est aussi décriée comme celle du perdant de 2000 : cherté de la vie, augmentation des prix du carburant, promesses de campagne non tenues, inondation, marche des marchands ambulants, faillites de compagnie, erreurs dans la gestion, affaire du bateau le joola, publication de journalistes sur les grands dossiers, crise du monde rural, litiges et bradages fonciers, tout y passe. Les élections locales de mars 2009, sanctionnant son régime, confortent cette situation avec la perte des grandes zones urbaines.
Pour dire tout simplement que ce feuilleton politique de 1960 à nos jours est caractérisé par une certaine versatilité de nos politiques qui ont beaucoup plus contribué au développement de leurs formations politiques, des hommes et des femmes qui les constituent, aux détriment du décollage économique et sociale du pays.
Face à ce constat amer, le commun des sénégalais, ceux que l’autre appelait « le peuple du trou » sont avides d’une certaine compréhension de l’homme politique tout court, tant dans sa probité morale, son trajectoire, ses objectifs et sa capacité à préserver l’intérêt supérieur de la nation, de ses filles et fils. Le fruit politique est là mais le ver semble gagner la pulpe à des proportions inégalables avec un zeste de réussite. Comment appréhender ce produit après près de 50 ans de gestion sans partage ? Comment préserver l’électeur sénégalais des candidats véreux et sans vertus ? Comment détecter la bonne graine politique de l’ivraie ? Autant de questions qui ne laissent plus dormir ce « peuple du trou » qui sent son heure de gloire arrivée. En effet la réalité des urnes tranche souvent le débat mais que de souffrances, de maladies, d’indigestion, de nuisance, d’intoxication avant le réveil, souvent au détriment du consommateur sénégalais. Le constat est sans équivoque : l’homme politique sénégalais a perdu toute sa crédibilité, tout son aura au vu du retard économique, démocratique et social du pays. Il est devenu un produit à la limite de la péremption.
Et oui l’avarie caractérise profondément nos hommes politiques. D’aucuns ont changé de manteau du jour au lendemain, laissant en rade les dires et propos d’hier, d’aucuns observent un mutisme inqualifiable, d’aucuns sabordent les structures des concurrents, d’aucuns mettent en prison ceux qui n’ont pas leur vision, d’aucuns versent dans des critiques sans valeurs, brefs des produits sans âmes, ni identité, ni fiabilité. Regardons de plus prêt le feuilleton des chantiers de Thiès, jetons un clin d’œil dans l’affaire dite d’And Jëf/Pads, souvenons nous des comportements de nos députés et autres élus dans la première chambre, replongeons dans la mare à promesses électorales des indépendances à nos jours, quid des assises nationales et de l’appel au dialogue politique, analysons sérieusement l’échec total de nos élèves et étudiants dans les différents examens et concours, nous sommes tentés de dire : que de temps perdu pour rien. Le produit politique sénégalais est plus enclin à détruire sa société, à gangrener de mauvaises pratiques dans la gestion de la chose publique, à une inacceptation des règles établies, à la destruction des entités économiques, à un jeu de favoritisme et de clientélisme, à installer une instabilité institutionnelle au profit d’un groupe mineur, d’un parti politique et de ses alliés.
La résignation du consommateur politique sénégalais est révolue. Les échéances de 2012 doivent sonner le tocsin de l’avènement d’hommes et de femmes politiques qui ne vont pas monopoliser le débat, qui ne vont pas potiner, mais qui vont agir sur les questions de fond, qui vont adopter des ruptures afin d’instaurer un pays au travail dans la discipline, le respect des textes, des fondamentaux de la Constitution et des autres.
Les associations de consommateurs sont interpellées au premier sommet. Il est noble de poser les problèmes de consommation d’énergie, de coût de communication, de la fluctuation des produits de première nécessité, de la baisse de notre pouvoir d’achat, etc. Mais derrière, ce sont des politiques mises en œuvre par des hommes et des femmes. Il s’agira véritablement de choisir les plus bons produits politiques pour la mise en œuvre de toute politique ayant un impact sur notre vie et notre quotidien. Parce qu’en réalité, la politique est consommation et le choix des hommes qui en font leur activité doit être fait avec beaucoup de lucidité et de clarté. N’est ce pas Montalembert qui disait : « on a beau ne pas faire la politique mais la politique s’occupe toujours de vous ». Messieurs les consuméristes la véritable balle est dans votre camp. L’application de votre potentiel régulateur à travers l’analyse de la responsabilité sociale des politiques est un impératif, une bouée de sauvetage pour notre société.
Aidez nous à y voir plus clair, à faire le vrai choix sur ces hommes et ces femmes, tels des marchandises exposées dans les chalandises, à qui l’on confie ce que nous avons de plus cher : le Sénégal, ses Institutions et ses Intérêts.
Abdoulaye DIOP
Ndongal Ndongo Yi



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Le mouvement consumériste doit être partout

Publié le 05/10/2009 à 20:48 par uncs2008
MODY FALL ARTISTE COMEDIEN PRESIDENT DE SIGGI CLUB ET CHARGE DE LA COMMUNICATION DE L’UNCS GRAND DAKAR
« Le mouvement consumériste doit être partout »
Mody FALL, artiste comédien de formation est un homme engagé dans le développement de la population de Grand-Dakar. Cette motivation lui valu la peine de créer une association dénommée « Siggi club ». Mody Fall donne aussi son opinion sur la nécessité de mettre en place un comité de santé au niveau du centre de la commune. M. Fall est un acteur de développement de la protection sociale et le projet « siggi nutrition » qu’il pilote en est la preuve.
Avec votre formation, vous-êtes un artiste engagé. Comment appréciez-vous le théâtre actuel avec le votre d’alors qui est bien connu pour son rôle éducatif ?
Je suis artiste comédien depuis tout petit. J’ai eu la chance de côtoyer des personnes comme le grand metteur en scène Mara samba Seck et producteur d’émission radiographique avant l’arrivée de la télévision. Mais au fil des temps j’ai fait 5 années formation à l’école nationale des beaux Arts, sanctionné par un diplôme d’Etat. Cette formation académique a les mêmes prédispositions que celle dispensées acteurs européens ou Américains des grands cinémas. Nos amis qui sont partis en Europe avec ces mêmes diplômes sont devenus de grandes personnalités dans le monde cinématographique. Ainsi il faudra dire qu’il y a un désordre dans le théâtre. Un milieu très dégradé et c’est vraiment dommage pour la profession. Pour aller plus loin, il faut se former. Je me souviens de mes débuts avec les Oumar Seck, Charles Foster, Ismaïla Cissé etc. Mais je me rappelle aussi Marie Augustine Diatta, doyenne à Sorano décédée dans le bateau le joola. Etant un artiste comédien engagé, je me se désole du rôle de la nouvelle génération qui ne délivre pas le message éducatif d’alors.
Vous êtes le Président de « Siggi Club ». Parlez-nous de cette association
« Siggi club », dont je suis le président, est association que j’ai créé avec des jeunes du quartier de Grand-Dakar il y a maintenant plus d’une dizaine d’années. Les activités de l’association sont l’éducation, la culture, l’art et la santé.
Parlez-nous du Projet « Siggi nutrition »
C’est un programme de renforcement nutritionnel des enfants de la commune de Grand-Dakar de 0 à 2ans voir même 5ans. C’est après avoir fait un constat que nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une mauvaise nutrition des enfants au niveau de Grand-Dakar.
En tant que relai communautaire que vous inspire l’idée de la mise sur pied d’un comité de santé au niveau du centre de santé de grand-Dakar.
Il faut saluer l’initiative de la mise sur pied d’un comité de santé. Ceci permettra à la structure de mieux fonctionner en impliquant tous les acteurs. J’ai été presque l’intermédiaire en le centre de santé et les populations de Grand-Dakar ceci vu mon expérience au niveau de Georges Laoude et du Centre Gaspard Camara. Maintenant un comité de santé a une lourde responsabilité. Pour réussir cette mission il faut des gens digne de confiance et ceci sur la base du dialogue et de la concertation. En d’autres termes, aller vers un bureau consensuel des fils de grand-Dakar. Car ce ne sont pas les personnes ressources qui manquent. Il y a deux réunions qui sont tenues à la commune de où presque toutes les associations étaient présentes et les délégués de quartiers. Je dirai par là qu’il ne sert à rien de nourrir une polémique. Et en général quand ça démarre dans cet état d’esprit la mise en place de comité sera un facteur de blocage du centre et ce ne sont pas les exemples qui manquent. Avant que l’on parle du comité de santé, nous nous avons mené un long combat. C'est-à-dire celui d’installer un centre de santé et je suis que délégué de quartier et on m’appelle «le benjamin ».
Vous vous-êtes aussi engagé dans les programmes de sensibilisation pour la lutte contre le paludisme, la tuberculose etc.
« Halte au paludisme qui tue » tel est le slogan de dont siggi club a utilisé pour atténuer le paludisme dans la commune. La sensibilisation un moyen très efficace pour dire non oui à quelque chose. Je me suis toujours battu de manière bénévole dans les PEV (programme élargi de vaccination). Le centre de santé Gaspard Kamara me sollicite aussi pour sensibiliser les populations. Je prends ma mégaphone et entrer dans toutes les maisons pour faire sortir les gens afin de vacciner leurs enfants. Je suis un acteur dans le domaine de la sensibilisation et de la mobilisation. J’ai participé à beaucoup de séminaires dans le domaine de la lutte contre le paludisme, la tuberculose et tout récemment j’ai participé à des causeries pour la sensibilisation des populations dans le domaine de la santé. Je travaille aussi pour le compte de l’ONG EMAG d’Enda Ecopole, en signant un contrat social pour une durée d’un an, qui s’active dans le domaine de sensibilisation des populations dans le domaine de la santé, de l’éducation etc.
Est-ce qu’il y a eu un progrès dans la lutte contre le paludisme ?
« weddi guiss bokuci » Le taux des cas de paludisme a considérablement baissé. Il suffit juste de se rendre dans un centre de santé pour le constater. Mais il ne faut pas que l’on dorme sur nos lauriers.
Que pensez-vous des ruptures de médicaments surtout les ACT qui coûtent entre 150 et 600F ?
Les sénégalais se soignaient avec peu de moyen avec l’avènement des ACT. Nous saluons le gouvernement qui a pu bénéficier d’une subvention de l’OMS afin que ces médicaments très efficaces puissent être à la disposition des populations avec des coûts très bas. Cette subvention est vraiment venue au point nommé car la lutte contre le paludisme est une affaire de tous. Maintenant le fait qu’il ait des ruptures dans l’approvisionnement de ces ACT cause d’énormes difficultés.
Quelle place occupe le mouvement consumériste dans la gestion d’une commune ?
Le mouvement consumériste doit être partout. Il faut justement que l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) s’implique dans toutes les batailles. Le comité de santé va voir le jour bientôt et il faudra un représentant des consommateurs. On va veiller pour que l’UNCS soit représentée dans tous les domaines d’activité. Nous nous sommes engagés et nous allons veiller son élargissement. Je suis membre à cause de Monsieur Ali Mbaye.
Quel est votre avis par rapport à la situation actuelle du pays ?
Je parlerai avant tout le problème des ordures au niveau de grand Dakar. Ce n’est pas possible que le quartier reste dans ces conditions durant cette période d’hivernale. Il faut une grande sensibilisation des gens pour la gestion des ordures. Mais je reconnais qu’il y a un progrès car au moins tous les 48H il y a un véhicule qui vient ramasser les ordures. Maintenant quant aux délestages, à la vie chère, je pense que l’Etat et la Sénélec doivent faire tout pour soulager les populations de leur souffrance. Depuis neuf ans on ne peut pas comprendre que le problème reste entier.
Propos recueillis par
Lamine DIEDHIOU

A quand l’autosuffisance en riz ?

Publié le 05/10/2009 à 20:47 par uncs2008
A quand l’autosuffisance en riz ?
MALGRE LES EFFORTS DES UNS ET DES AUTRES
A quand l’autosuffisance en riz ?

(photo riz)
Le riz est au cœur de toutes les discussions car étant un centre d’intérêt pour tous les Sénégalais, depuis que les colons l’ont imposé aux populations. Devenu très vite une denrée de première nécessité, les autorités sénégalaises se sont dès lors préoccupées de sa disponibilité sur les marchés tout en évitant les pièges d’une conjoncture sans solution. Le taux démographique mondial ne cesse d’augmenter, alors que les même pays producteurs, du fait de la forte demande sans cesse croissante se tournent vers l’importation pour faire face à leur propre déficit. C’est ainsi que COCO a rencontré des acteurs du secteur rizicole qui nous ont livré leurs inquiétudes tout en proposant un plan de sauvetage pour que le Sénégal soit à l’abri de toutes ces menaces.

La situation est une préoccupation majeure dans l’équilibre de la balance commerciale du pays et, eu égard au contexte international actuel marqué, entre autres, par des difficultés d’accès aux produits de base alimentaires. Des prix hors de portée de la bourse du Sénégalais moyen ont poussés les autorités à s’inscrire dans un ambitieux programme agricole dénommée Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance « GOANA ». Son objectif est de booster la production locale en vue de satisfaire les besoins nationaux en céréales, plus particulièrement en riz. Au regard des potentialités physiques, humaines et techniques dont dispose le Sénégal, un objectif de production rizicole de 800.000 tonnes de paddy a été fixé à l’horizon 2015 dont 500.000 tonnes d’ici à 2012.
La réalisation de cet objectif permettrait au Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR) initié par le Président de la République d’atteindre les résultats escomptés.
Mais ce qui est impressionnant, c’est que la filière riz au Sénégal est caractérisée par l’implication de sept régions, en termes de production, sur les quatorze que compte le pays. Le bassin du fleuve Sénégal (les régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda) et les régions de Kolda et Ziguinchor forment les trois grandes zones de production de riz. Les systèmes de production y sont différents. La vallée du fleuve Sénégal et le bassin de l’Anambé utilisent le système irrigué où l’eau est parfaitement maîtrisée. La région de Ziguinchor et une partie de Kolda sont dépendantes des eaux de pluie. Les autres zones pluviales de moindre importance sont les régions de Fatick, Kaolack et une partie de la région de Tambacounda. Force est de reconnaître que l’essentiel de la production de riz local au Sénégal est réalisé dans la vallée du fleuve Sénégal où les rendements moyens, obtenus à partir d’un système intensif rizicole, sont de l’ordre de 5,5 T/ha contre une moyenne d’une tonne partout ailleurs. C’est ainsi que le delta du fleuve Sénégal, qui représente environ 62% des terres de culture irriguée, fournit 71% de la production de riz paddy de la vallée là où la zone écologique de la Casamance qui totalise 61% de l’ensemble des terres destinées à la riziculture ne contribue qu’à hauteur de 29% à la production nationale.
Une augmentation des importations depuis la libéralisation (1995/1996) de la filière riz est passée de 360.000 à 600.000 t/an. Selon Oumar samba NDIAYE de l’Agence de régulation des marchés (Arm) « avant la libéralisation de la filière riz et le désengagement de l’Etat du secteur productif et marchant, l’écoulement de la production locale ne constituait pas une préoccupation majeur pour le producteur ». Le Directeur de l’Exploitation rappelle que « après le désengagement de l’Etat, un développement intensif de stratégie de prise en charge de la commercialisation s’est opéré au niveau des producteurs qui se sont dotés d’équipements de transformation, pour la plupart artisanaux. Dans le même temps, les riziers furent confrontés à une surcapacité de transformation (plus de 250 000T/an de capacité d’usinage pour une production de 150 000T de paddy produit annuellement dans la vallée). Il en a résulté une modification dans les circuits de la distribution et de la commercialisation mais également dans la qualité du produit fini du fait du parallélisme précédemment décrit ». « Si la CPSP qui avait l’exclusivité de la commercialisation du riz pouvait s’offrir le loisir d’imposer la production locale aux consommateurs en gelant le produit importé, mais un tel schéma n’a pu se produire après le désengagement de l’Etat. L’intervention de l’Etat ne se limitait qu’a des actions ponctuelles et des solutions d’urgence chaque fois que l’écoulement du riz blanc posait problème (achat, par le Commissariat à la sécurité alimentaire (Csa) et le Programme alimentaire mondial (Pam), des stocks de riz en souffrance dans la vallée) » analyse M. NDIAYE.

Le riz local concurrencé

Livrée à un marché ouvert à la concurrence, la production locale s’est trouvée confrontée à un problème de prix et de qualité au-delà de l’effet pervers subi par le fait d’un système de distribution extraverti parce que ne profitant qu’au riz importé. Comme remède, l’Etat a souvent œuvré par la persuasion et la concertation en tablant sur la fibre patriotique avec des résultats très peu probants, tant auprès des opérateurs économiques qu’à l’endroit des consommateurs. C’est dire que le riz local n’a jamais pu s’imposer face à la concurrence exacerbée que lui a livré le riz importé. Durant tout le temps que le prix du produit a été maintenu à un niveau relativement bas du fait des cours mondiaux en fluctuation constante. La lueur d’espoir qui aura prévalu au cours de ces deux dernières années du fait d’une absence de stock de riz local en souffrance à la suite d’une réorientation de la demande intérieure sur ce produit d’une part, a été le fait de facteurs exogènes multiples tels que :
1. le renchérissement du prix du riz sur le marché international,
2. le fret maritime dont le coût est passé de 35$/T en début 2000 à 65$/T en 2003 pour se situer depuis 2004 autour de 70 à 140 $/T et dont le caractère attractif de la destination chinoise en serait la cause principale,
3. le fait que les échanges mondiaux sur le riz aient baissés pour la 3ème année consécutive réduisant ainsi le disponible exportable,
4. la forte demande en provenance de la Mauritanie qui offrirait des prix beaucoup plus attrayants,
5. l’absence d’efforts soutenus sur la qualité qui a longtemps prévalu au point d’installer une psychose chez les consommateurs Sénégalais, ce qui fait que l’écoulement de la production locale a de tout temps été garanti par le fait de l’intervention de l’Etat,
6. la transition brusque par la responsabilisation des producteurs a limitée la capacité d’adaptation de ces derniers aux exigences d’un marché libre et concurrentiel,
7. l’inadaptation de l’offre à la demande (la production locale, généralement sous forme de riz entier entre 0 à 10% de brisure ou intermédiaire entre 10 et 35% de brisure, n’a pas obéit à l’exigence du consommateur sénégalais plus enclin à la consommation de riz 55 à 100% brisé. Tout ceci est à l’origine de la désaffection du riz local.
Comment rendre le riz local plus compétitif

M. Samba Ndiaye nous dira qu’il faut "une forte corrélation entre les 2 segments de marché (importé et local)». Il faudrait dire en outre qu’un télescopage des 2 produits sur le marché pour 3 ans encore nécessite une bonne prise en compte de la phase transitoire par facteurs. Il faut une augmentation des atouts du riz local par la mise en œuvre d’un plan marketing et une mise en œuvre du fonds de régulation nécessaire à la constitution d’un stock régulateur. Il est aussi important qu’un fonds d’intervention qui soutiendrait les prix en cas de baisse drastique soit mis en place. Il faut aussi qu’une adaptation aux exigences du marché sur le plan de la qualité du riz local soit remise en cause ; mais le problème c’est l’inadaptation de la demande. Dès lors pourquoi ne pas tendre vers un concassage et surtout choisir, parmi les 75 000 variétés de riz traditionnelles que compte le berceau du riz, celles qui s’adaptent le mieux à la demande des Sénégalais.

La réduction de la taille du marché parallèle de distribution par la transformation artisanale s’est considérablement amplifiée avec comme conséquence :
1. la favorisation de l’existence d’un riz moins cher certes mais de moindre qualité,
2. La satisfaction des exigences relatives aux caractéristiques granulométriques, morphologiques et organoleptiques,
3. une bonne spatialisation du riz local,
4. l’instauration d’un partenariat dynamique entre les détenteurs de l’offre et les acheteurs potentiels,
5. la réduction de l’importance des interférences qui faussent le marché,
6. la résolution du décalage dans la prise en compte de statistiques,
7. l’existence d’un système d’information performant et doté de moyens adéquats.

Lamine DIEDHIOU

le Ministre du Commerce Amadou Niang booste la filière riz

Publié le 05/10/2009 à 20:45 par uncs2008
le Ministre du Commerce Amadou Niang booste la filière riz
Filière riz local
POUR REDONNER ESPOIR AUX ACTEURS
Amadou Niang booste le secteur
Le Ministre du Commerce est déterminé à booster le secteur rizicole. Nous pouvons lui faire confiance car étant le Directeur du Commerce Intérieur, Amadou Niang avait relancé l’aviculture grâce à son engagement face aux lobbys des importateurs.

Dès son accession à la tête de la Direction du commerce intérieur (DCI) en 2001, Amadou NIANG a mené des actions pour développer l’aviculture, vu la quantité importante des importations de poulet qui freinait la production locale. Ainsi prenant les rênes du ministère du commerce, Amadou Niang prend un virage à plus de 180° pour booster la filière du riz local.
Ces derniers temps, les producteurs du delta et de la vallée du fleuve-Sénégal ont procédé au bradage du riz paddy bord champ à moins de 100 F/kg, alors qu’ils s’étaient entendus récemment avec les autres acteurs de la filière pour vendre ce produit aux riziers à 125 F/kg.
Le Directeur Général de la Société d’encadrement agricole et de commercialisation (SOENA), Serigne Amar, précise que la baisse notoire du prix du paddy bord champ est due aux problèmes de stockage, de séchage et de transformation auxquels les acteurs de la filière sont confrontés.
Recevant en audience, le vendredi 11 septembre, l’Union des boutiquiers et détaillants du Sénégal (Ubds), Amadou Niang déclare que : « la commercialisation du riz est un des nerfs de la guerre car le riz local n’est pas trop accessible et pour qu’il le soit, il faudrait qu’il y ait des centrales d’achats pouvant aider les producteurs à écouler leur produit ». L’Ubds, accompagnée à cette audience par Jean Pierre Dieng de l’Uncs se sont engagés à bras le corps pour aider le ministre pour une meilleure commercialisation des produits locaux en général.
Le ministre Amadou Niang s’est adressé à la presse pour réaffirmer la volonté de son département de collaborer étroitement avec la SAED, l’Agence de Régulation des Marchés (l’ARM), les producteurs et les riziers du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, les commerçants et autres acteurs de la filière riz local, en vue de commercialiser dans de très bonnes conditions, un riz de qualité, produit dans notre pays et réduire ainsi les importations pour aboutir à l’autosuffisance alimentaire comme au Mali.
Lamine DIEDHIOU

L’Uncs installe sa section départementale de Tivaouane

Publié le 05/10/2009 à 20:41 par uncs2008
CONSUMERISME – MASSIFICATION
L’Uncs installe sa section départementale de Tivaouane

L’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) continue de dérouler son plan de massification en installant ce Jeudi 17 septembre sa coordination départementale au C.D.E.P.S de Tivaouane.
« Avec un Etat comme le Sénégal, le consumérisme reste un rapport de force » déclare Abdoulaye Mbaye par ailleurs Secrétaire national à l’organisation de l’Uncs. Cette analyse de taille oblige les consuméristes à élargir leurs bases. Après Thiès et Mbour, Tivaouane était le seul point de la région de Thiès qui restait à conquérir par l’Uncs bien qu’en 2007 les « Unionistes » avait investi le terrain en passant par la Fédération des association pour le développement du Cayor située à Mékhé.
Accompagné de Abdoulaye Mbaye venu de Dakar, Jean Pierre Dieng s’est félicité du travail de son compagnon pour dire que « le Secrétaire National à l’Organisation c’est un homme infatigable car il intervient partout pour la mise en place des cellules de l’association. Mais aussi le fait que ce dernier redonne à l’Uncs son rythme et sa vitesse de croisière ». Sans moins confirmer que « Mboolo moy doolé ».
Au cours de cette assemblée générale extraordinaire différents orateurs ont pris la parole pour donner des conseils ou poser des doléances.
Le tout nouveau Président départemental Monsieur Souleymane Thiam a déclaré que : « Tivaouane ne doit pas rester sans un mouvement consumériste fort ». Tout en soulignant que « il y a trop de problèmes de consommation dans ce département. L’eau, l’électricité, le téléphone, les denrées de première nécessité sont nos premiers cibles car nous voulons créer des partenariats pour une meilleure politique de consommation ».
Le nouveau bureau départemental sera notifié au Maire de Tivaouane, au Président National de l’UNCS, au Responsable départemental du commerce intérieur à Tivaouane, à tous les chefs de services du département, au Préfet, au Président du département de Thiès UNCS, au Marabout Abdoul Aziz Sy Al Amine, Porte-parole du Khalif Général des Tidianes.
Sadio SAMBOU

Boutiquiers et détaillants s’organisent

Publié le 05/10/2009 à 20:40 par uncs2008
ECONOMIE – COMMERCE
Boutiquiers et détaillants s’organisent

Une association dénommée « Union des Boutiquiers et Détaillants du Sénégal » (Ubds) est portée sur les fonts baptismaux. Son but est de mettre de l’ordre dans le commerce tout en évitant les spéculations et de sauvegarder l’image du commerce au Sénégal.

Le marché est ouvert. Les règles du jeu dans le commerce sont très mal respectées. L’Ubds aura un grand défi à relever. En conférence de presse, ce vendredi 28 août, l’Ubds ambitionne de mettre de l’ordre dans le secteur du commerce qui est gangrené par la longueur des circuits de distribution rendant inaccessibles les produits. Généralement épinglés comme étant les spéculateurs et faiseurs de trouble dans le commerce, boutiquiers et détaillants veulent redorer le blason de leur activité. Selon le président de l’Ubds, M. Lamine Ndéné Ndiaye « nos actions sont axés sur l’organisation du commerce dans le pays, surtout au niveau du dernier rempart à savoir les vendeurs au détail, qui est mal organisé et déstructuré. On veut apporter un correctif à tout ça pour que tout le monde en profite ». « Les boutiquiers et les détaillants sont confrontés à de multiples problèmes dont les principaux sont liés au fait que des grossistes vendent au détail, les personnes qui construisent s’approvisionnement directement à l’usine en contournant les quincailleries… Tout cela constitue un fléau qui est en train de décimer la profession » poursuit M. Ndiaye. Les membres de l’Ubds seront à respecter un label qualité, éviter de vendre des produits sous manufacturés, des produits périmés, de la contrefaçon. Ainsi un insigne sera livré devant le Boutique car ceci éviterait à tout adhérent de l’Ubds de se mettre à porte à faux des objectifs assignés par l’association. L’association compte sur une adhésion massive des boutiquiers et détaillants pour espérer capitaliser le maximum de cotisations faisant office de début de moyens nécessaires à sa politique. En plus cela, les responsables s’attendent à des dons venant de bonnes volontés, des sponsors. Conscients de la lourdeur de la tâche qui les attend, les responsables de l’Ubds reconnaissent que les missions assignées à l’association constituent une grosse entreprise, vu le nombre important de boutiquiers détaillants qui se trouvent dans le pays. Lamine Ndéné Ndiaye a précisé que « l’association s’ouvre à toute personne physique ou morale qui s’adonne à cette activité et quelque soit sa localité et sa nationalité. L’essentiel est que tout le monde soit en règle vis-à-vis des autorités et d’un label de qualité ». Pour Jean Pierre Dieng « la création de cette union ne peut être qu’apprécié parce qu’à chaque fois que nous sommes confrontés à des problèmes de pénurie ou d’augmentation des prix, l’argument qui nous ait tout le temps servi, aussi bien par les autorités que le patronat, c’est qu’il y’a un problème de désorganisation au niveau du dernier maillon de la chaîne à laquelle s’adressent les consommateurs. Ils nous disaient qu’ils n’ont pas d’emprise sur les boutiques qui sont très nombreuses ». M. Dieng estime en outre que le défi pour cette association, c’est de faire adhérer le maximum de boutiquiers et détaillants à cette politique et d’être présente là où les négociations se tiennent sur les problèmes liés à la consommation et les prix. « Ces boutiquiers et détaillants sont des éléments essentiels dans l’application des mesures qui peuvent permettre une réduction des prix ou un meilleur approvisionnement des marchés ». A son avis, « la mise en place de cette association va permettre aux consommateurs d’avoir une meilleure visibilité dans leur achat. C’est également une occasion pour les associations consuméristes d’avoir un interlocuteur fiable dans le traitement des problèmes liant acheteur et vendeur ».
Lamine DIEDHIOU

MARIEME SY, HEMODIALYSEE

Publié le 05/10/2009 à 20:39 par uncs2008
MARIEME SY, HEMODIALYSEE
«Mes parents dépensent 600 000F par mois depuis plus de dix ans»
Certains individus sont condamnés à mourir. Mais il suffisait d’une volonté politique pour que des vies soient sauvées. Marème Sy, cette jeune demoiselle que nous avons rencontrée à Mermoz est hémodialysée depuis une dizaine d’années.

C’est allant à l’Hôpital Principal de Dakar en 1999 pour soigner ses yeux, qu’elle a su qu’elle avait des complications rénales. La voix très émouvante, la jeune fille raconte « quand je suis arrivée à l’hôpital pour le soin de mes yeux, le médecin a demandé un prélèvement du liquide contenu dans ma colonne vertébrale. Au moment du prélèvement j’ai piqué une crise, ma tension était montée et ils (les médecins) ont découvert que j’avais une infection rénale qui a affaibli ma vision car je ne voyais plus ». Depuis lors Mlle SY est hémodialysée, mais aussi qu’elle n’a cessé de casser sa tirelire en payant 600.000F CFA par mois pour la dialyse sans compter les médicaments. Les piqûres comme les néorocoma coûtaient 82 000 F CFA mais actuellement l’Etat a baissé le prix jusqu’à 56 000 FCFA pour les six ampoules. Il y a aussi les lasilixes qui coûtent 32 000 FCFA et des médicaments pour la tension artérielle qui coûtent 16 000FCFA et aussi d’autres médicaments, dont le prix varie entre 20 000 FCFA et 40 000 FCFA. En tout état de cause, le professeur Boucar Diouf néphrologue juge ces coûts insupportables pour un sénégalais moyen. Pourtant pour Marème SY « ce sont mes parents qui payaient pendant 8ans et c’est après, il n’y a même pas deux ans qu’on a eu une imputation 5/5 de mon père, qui est militaire. Cette imputation sert juste à prendre en charge la dialyse et non les médicaments. Ainsi Mlle Sy lance un cri du cœur « nous demandons à l’Etat de nous aider en diminuant le prix des médicaments et le coût de la dialyse, comme en Mauritanie où elle est gratuite ». Parlant de soutien, cette hémodialysée affirme que « j’avais déposé une lettre auprès du président Abdou Diouf mais six mois après il y a eu l’alternance alors que la requête était en bonne voie. Mais n’ayant pas perdu espoir, j’ai réécrit quelques mois plus tard en 2000 au Président Abdoulaye Wade. Nous avons été reçu par son secrétaire et mon dossier médical constitué rapidement par le Pr Boucar Diouf et déposé à la Présidence de la République . Ma requête n’a pas évolué car il semblerait que le coût de la prise en charge est très élevé. J’ai rencontré le Pr Mbengue, médecin du Président Wade pour lui expliquer ma situation et il m’avait promis de me contacter à la reprise des prises en charge des malades par la Présidence de la République, mais j’attends toujours. J’ai même envoyé un autre courrier avec accusé de réception, toujours sans réponse. Et en fin cette semaine dernière, j’ai envoyé une lettre au ministre d’Etat Abdoulaye Faye qui était venu à l’hôpital, je lui ai exposé le problème et il m’a demandé de lui faire un courrier ». Mais il faut noter qu’il y a des ruptures de stocks des médicaments, tel que le néorocoma qui n’est pas disponible actuellement. Ce médicament injectable permet de relever le taux d’hémoglobine en cas d’anémie de l’hémodialysé , à défaut on est obligé de faire une transfusion. Le seul hic c’est qu’à long terme, si on vous veut faire une greffe (une transplantation rénale), il faudrait éviter ces transfusions. Selon Mlle SY « nous voulons aussi que l’Etat nous aide en autorisant les greffes. Parce que tu peux avoir un donneur qui n’est même pas un membre de ta famille et moi j’ai une amie qui est prête à me donner un rein mais la loi ne l’autorise pas encore. Ainsi nous demandons à tous les députés de soutenir le Pr Iba Der Thiam sur ce projet de loi » ; elle a bon espoir parce que depuis toute petite elle est hémodialysée. Mais elle avoue que « peut être c’est à cause de mon envie de vivre que Dieu m’accorde cette grâce en me laissant sur cette terre. Mais je voudrais vivre comme tout le monde parce que je veux me marier et avoir des enfants. Mais avec ce coût des traitements médicaux aucun homme ne voudra s’aventurer à vous épouser. Je demande que la loi sur la transplantation rénale soit adoptée afin que mon amie puisse m’aider.
Lamine DIEDHIOU

PR BOUCAR DIOUF, CHEF DU SERVICE NEPHROLOGIE A L’HALD

Publié le 05/10/2009 à 20:25 par uncs2008
PR BOUCAR DIOUF, CHEF DU SERVICE NEPHROLOGIE A L’HALD
«Personne n’est à l’abri de l’insuffisance rénale»

Le Pr Boucar Diouf est responsable de la chaire néphrologie de la faculté de médecine, responsable aussi du programme hémodialyse au ministère de la Santé et Chef du service néphrologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec (HALD). Dans cette interview, M. Diouf nous explique ce que c’est l’insuffisance rénale et la prise en charge des hémodialysés. Mais il invite toutes les forces vives à soutenir la lutte pour rendre les soins accessibles à tous, car personne n’est épargné de cette maladie.

Pr Diouf qu’est ce que l’insuffisance rénale ?
L’insuffisance rénale est une étape dans les maladies rénales. Quand on a une maladie rénale, on peut avoir plusieurs genres, plusieurs types et puis à terme le fonctionnement du rein s’altère progressivement selon certaines maladies. Cette alternation c’est ça qu’on appelle l’insuffisance rénale. C’est quand le rein n’arrive plus à assurer ses diverses fonctions qui permettent à l’individu de vivre.

Comment se manifeste une insuffisance rénale ?
Les manifestations sont nombreuses, mais ce qui est dangereux dans cette maladie c’est que les manifestations sont sournoises en d’autre termes quand vous avez les signes de la maladie c’est qu’elle est déjà très avancée. On peut avoir une altération de la fonction relativement sévère sans signe. Et ces signes qu’on guette et qu’il ne faut pas attendre, c’est la fatigue, c’est ce qu’on appelle l asthénie en médecine. Le malade a de la fatigue, il ne dort pas bien, il est pâle, il s’essouffle au moindre effort. Il y a d’autres signes comme l’hypertension, si vous ne l’avez pas avant, il peut avoir des troubles endocriniens comme des problèmes sexuels au niveau de la virilité etc. En fin de compte, ce qu’on n’avait pas dit au départ, c’est que comme c’est le rein qui détoxique l’organisme, quand nous mangeons, nous prenons les médicaments etc., il y a beaucoup de substances toxiques qui entrent dans l’organisme. Et le moyen le plus performant que l’organisme a pour faire sortir ce toxique, c’est par les reins. C’est le rein qui va nettoyer l’organisme, réguler la composition du niveau intérieur c’est-à-dire quand c’est trop haut il va diminuer et quand c’est trop bas il va faire en sorte que ça remonte. Et qui produit ensuite des hormones comme l’hormone pour le sang, l’hormone pour les globules rouges, l’hormone pour le calcium, et toutes ces hormones là sont hyper importantes. Et si le rein n’arrive plus à assurer ses fonctions, c’est pourquoi on a parfois l’hypertension, on est fatigué, anémié, on est pâle, et on s’essouffle vite parce qu’il y a beaucoup de substances toxiques qui se trouvent dans l’organisme.

Quelles sont les causes de cette insuffisance rénale ?
Les causes sont nombreuses. N’importe quelle maladie peut causer une insuffisance rénale. Il y a deux types d’insuffisances rénales. Il y a une insuffisance rénale aigue c'est-à-dire celle pour laquelle les choses se sont passées très vite. Et si on arrive à temps à l’hôpital, on peut récupérer le rein. Cette insuffisance rénale la première cause au Sénégal, c’est quand une femme accouche et saigne. Et la deuxième cause c’est les médicaments de la pharmacopée traditionnelle que les gens prennent régulièrement. Il y a aussi le paludisme. A coté de cela vous avez l’insuffisance rénale chronique. Et il faut dire que l’insuffisance rénale aigue peut devenir chronique. Mais indépendamment, les deux grosses causes de l’insuffisance rénale chronique en tout cas au Sénégal sont l’hypertension et le diabète. Il y a aussi les infections urinaires récidivantes, le VIH/SIDA et bien d’autres c'est-à-dire n’importe quel produit qui peut entrer dans l’hormone ou n’importe quelle maladie qui peut entrainer des phénomènes immunologiques peut atteindre le rein. Donc le rein est la cible de beaucoup d’infections.

Quels sont les procédés du traitement ?
Quand on a une insuffisance rénale, le rein n’arrive pas à assurer ses fonctions. Il faut une technique qui supplée ses fonctions, qu’on appelle technique de suppléance des fonctions rénales. Ces techniques sont au nombre de trois : La technique la plus ancienne en d’autres termes la plus maniable et la plus répandue c’est l’hémodialyse. Pour l’hémodialyse, le malade vient se faire brancher, trois fois par semaine, dans un centre où il y a des machines pendant quatre heures pour deux jours après. C’est une dialyse extracorporelle où le sang circule hors du corps.
A coté de cela il y a ce qu’on appelle la dialyse péritonéale. Cette dialyse permet de se rapprocher plus de la famille parce que l’une ses formes c’est des poches que vous mettez dans le ventre et vous gardez pendant quatre heures de temps avant de les videz. Ces poches c’est un territoire richement vasculaire où l’eau va aspirer les substances toxiques que vous videz. C’est comme si vous rinciez l’organisme à partir de là. C’est la dialyse péritonéale continue ambulatoire. Et il existe une dialyse péritonéale qui s’appelle automatisée où cette fois-ci vous avez une machine et l’individu se branche la nuit chez lui pendant huit heures de temps et le lendemain il l’enlève.
Vous avez enfin le Must qu’on appelle la transplantation rénale en français. La transplantation rénale c’est quelqu’un qui donne son rein à un individu malade. En général on demande qu’il soit apparenté pour procéder à la transplantation.

Quel est l’intérêt de cette dialyse ?
L’intérêt de la dialyse c’est quand le rein ne fonctionne plus et c’est la première alternative en général la plus répandue. L’intérêt c’est par rapport au malade et aux autres.
Parce que si l’on prend l’exemple du malade quand quelqu’un a une insuffisance rénale par une technique de suppléance c'est-à-dire hémodialyse, dialyse péritonéale ou transplantation rénale ou il meurt. Certains patients sénégalais nous disent souvent « j’ai entendu dire que si on va en dialyse c’est fini ». Je les réponds souvent « c’est fini avant que vous n’alliez en dialyse. La dialyse est là pour régler votre problème parce que le rein ne marchait plus, et il est là pour remplacer votre rein».
Donc par rapport au malade c’est l’intérêt. Par rapport aux autres techniques c’est que c’est la technique la plus répandue et qui donne beaucoup d’avantages. Mais la contrainte c’est que vous êtes obligés d’aller trois fois par semaine à l’hôpital.

Quels sont les coûts du traitement de l’insuffisance rénale ?
Le coût dans le public est actuellement est de 50.000 francs CFA, la séance. Les trois séances par semaine reviennent à 150.000francs. Et ces 600.000 francs CFA le mois, c’est uniquement la dialyse sans compter les médicaments, le transport. Ainsi c’est excessivement cher actuellement au Sénégal sauf si vous êtes transplantés.

Est-ce que le coût est vraiment supportable pour le sénégalais moyen ?
En fait les coûts du traitement sont insupportables. J’ai un ami au ministère de la santé qui disait que l’insuffisance rénale va appauvrir le malade, sa famille et finira par le tuer. En d’autres termes tu finiras par vendre tous tes biens et tu n’auras plus rien pour te faire soigner et si tu ne te soignes pas tu meurs. C’est pourquoi c’est important ce que l’Etat est entrain d’initier pour rendre accessible ce traitement. C’est vraiment important que tout le monde fasse la pression parce nul n’est à l’abri de cette maladie. J’ai donné les causes principales, mais il y a des causes exceptionnelles telles que les accidents où votre rein peut avoir des anomalies et vous vous retrouviez en dialyse ou encore à cause d’une morsure de serpent. Donc personne n’est à l’abri et c’est pourquoi c’est important que tout le monde soit sensibilisé pour que la dialyse soit accessible.

Quels sont les coûts de traitement au niveau de la sous région ?
Au niveau de la sous région les prix sont très très bas dans le public par rapport au Sénégal. Par exemple en Mauritanie la dialyse est gratuite, au Bénin c’est 5.000 francs CFA, en Côte d’Ivoire c’est 2.500 francs CFA, au Mali je crois que c’est 5.000 francs CFA.

Quel commentaire faites-vous sur cette différence ?
Tout ça, nous l’avons expliqué aux autorités et ils sont entrain de tout faire pour que la dialyse soit à 5.000 francs CFA comme dans la sous région. J’ai vraiment bon espoir puisque je suis un optimiste par nature. Mais il faut dire qu’on a quand même parlé à des responsables. C’est des actes forts qui ne sont pas tout à fait politiques parce que c’est les malades eux mêmes qui ont porté le plaidoyer. Et les autorités sont sensibles à cette situation.

Quel est le taux de mortalité du à l’insuffisance rénale ?
La mortalité c’est 100% si l’on ne se traite pas. La mortalité de l’insuffisance rénale aigue, les femmes c’est au tour de 50%. Maintenant une fois tu es pris en dialyse, tu vis comme un individu « normal ».

Comment faire pour y remédier ?
Je pense qu’il y a plusieurs acteurs qui sont entrés en jeu. D’abord depuis un certain temps le ministère de la Santé en a fait de son cheval de bataille pour la solution des maladies chroniques ce qu’on appelle au niveau du ministère les maladies aux soins coûteux et de faire en sorte que, pour le cancer, le diabète, l’hypertension, l’insuffisance rénale qu’on arrive à trouver une solution. Donc le ministère était déjà dans la mouvance afin de trouver une solution à ces problèmes. Il s’y ajoute avec le renouvellement de l’association des hémodialysés du Sénégal qui a un bureau extrêmement dynamique a fait un travail exceptionnel. Ajouter à la volonté affichée du gouvernement du Sénégal par la personne de son Premier Ministre, mais aussi de l’Assemblée Nationale qui a accepté de parrainer l’association. Toutes ces choses réunies font qu’on peut avoir bon espoir pour une meilleure prise en charge des malades.

Propos recueillis par
Lamine DIEDHIOU

MOMAR NDAO PRESIDENT DE L’ASCOSEN, MEMBRE DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Publié le 05/10/2009 à 20:22 par uncs2008
MOMAR NDAO PRESIDENT DE L’ASCOSEN, MEMBRE DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL
« Ce qui m’a le plus frappé le plus dans la composition du Conseil… »
Le Conseil économique et social (CES) constitue, auprès des pouvoirs publics, une assemblée consultative disposant d’une expertise dans les domaines économique, social et culturel. Il (CES) est un médiateur dans les conflits sociaux, composé de quatre-vingt membres nommés par décret. Cette Institution tient deux sessions ordinaires par an et peut être convoquée en session extraordinaire par décret. Momar Ndao, représentant des consommateurs, que nous avons rencontré reste très déterminé à travailler pour défendre les populations les plus démunies ainsi que l’Institution en question.
(Photo)
Vous êtes nommé récemment conseiller au niveau du Conseil Economique et Social, quelle est votre appréciation par rapport à cette nomination ?
Je voudrais d’abord dire que je n’ai pas demandé à être membre du CES. Ce n’est qu’après la parution du décret que j’ai été informé de cette situation. Mais je trouve que c’est une excellente chose dans la mesure où, les principes directeurs pour la protection des consommateurs qui ont été adoptés par les Nations Unies en 1985 disent que les consommateurs doivent être représenté partout où les décisions doivent se prendre. Donc c’est tout à fait normal, le Sénégal a ratifié ces principes directeurs que les consommateurs soient représentés au niveau des prises de décisions. En ce qui concerne le CES, c’est un creusé, une sorte de mur de lamentations qui devrait permettre de transférer, puisque nous nous sommes des gens qui vivons tous les jours avec les populations, qui connaissent leurs difficultés qui va servir donc, ce mur de lamentations, à recueillir l’ensemble des doléance des populations et les transférer au niveau du gouvernement avec de propositions de solutions. L’Ascosen existe depuis 20 ans et ça fait 20 ans que nous réfléchissons sur des solutions de sortir de crises pour pouvoir aider les populations les plus vulnérables. Aujourd’hui pour nous être dans ce CES c’est de continuer la défense des consommateurs que nous avons commencés il y a 20ans de cela. Et c’est l’une des motivations fondamentales qui font que nous avons vraiment accepté de siéger dans ce conseil.
Ne pensez-vous pas que c’est une Institution de plus alors qu’il y avait d’autres Institutions qui étaient là comme le Craes?
Non, je pense que ce n’est pas une Institution de trop dans la mesure où si le CES fait très bien son travail nous allons progresser de manière extraordinaire par rapport à la prise en charge des doléances des populations. Il faut dire aussi que le CES est un organisme de médiation. Il y a eu beaucoup de conflits, de difficultés qui existent entre les administrés et l’administration en général, il y a aussi certains problèmes qui existent entre certains services publics tels que Sénélec et les administrés. Il y a beaucoup de problèmes qui se posent et qui débouchent sur des difficultés majeurs entrainant parfois des marches et des violences etc. hors le CES est un organisme de médiation, il devrait pouvoir donc anticiper sur ces problèmes là et pouvoir trouver des solutions concrètes avant que cela n’explose. Je pense si cela permet d’anticiper sur des conflits, que ce soit des conflits sociaux au niveau de certaines entreprises. Vous avez vu les difficultés qu’il y a eu dans certaines entreprises qui ont entrainé même des grèves de la faim. Donc le CES étant une institution de médiation devrait empêcher en tout cas certaines difficultés et violence en prônant le dialogue entre les différents partenaires. Donc dans ce cadre là pour moi, la paix n’a pas de prix. Vous avez récemment ce qu’on appelait les émeutes de l’électricité et certains biens publics ont été saccagés. Si le CES anticipait sur ce types de problèmes en les réglant, je pense que c’est une institution extrêmement fondamentale. Et d’ailleurs cette mission n’est même pas du Sénat ou de l’Assemblée Nationale donc pour dire un peu qu’à mon avis c’est institution qu’il faut renforcer pour permettre de prendre la préoccupation des couches les plus démunies.
Comment trouvez-vous la composition de cette Institution ?
Ce qui m’as le plus frappé le plus dans la composition du conseil est que c’est des personnes d’expérience et qui de manière sûre peuvent apporter vraiment de par leur expérience et leur situation beaucoup de choses au CES. J’en veux pour preuve la représentation de tous les partenaires que ce soit de grands syndicats, des membres du secteur privé, les Ong, les Associations, le Patronat etc. et donc je suis persuadé qu’avec une brochette aussi compétente de personnalités le CES arrivera à sa hauteur.
Ne pensez-vous pas qu’il y a un choix qui n’est pas assez judicieux par rapport à la représentation des consommateurs ?
Non, je ne pense pas. Aujourd’hui personne ne peut nier que l’Ascosen est l’une des plus dynamiques associations je ne dirais pas du Sénégal mais de l’Afrique. Donc sur ce plan là il n’y a pas de problème. Et aussi prendre l’Ascosen c’est prendre aussi l’UNCS. Aujourd’hui si l’on parle d’associations de consommateurs il y en a que deux qui travaillent réellement. Et comme il y a un partenariat entre l’UNCS et l’Ascosen, qui date de plusieurs années dans le cadre de l’Alliance Nationale Consumériste (Anc), prendre l’Ascosen c’est aussi prendre l’UNCS. Je pense que c’est un choix judicieux qui a été fait et qui permet de prendre en considération en tout cas le maximum d’associations qui travaillent, et ça c’est important.
Etes-vous armé de courage pour aller jusqu’au bout de votre mandat ?
Les conseillers sont nommés pour cinq ans. Et tout cas nous au niveau de l’Ascosen et particulièrement ma personne, je dirais que je n’entre jamais à demi dans les choses. Puisque j’ai accepté le mandat qui était confié, je vais travailler jusqu’au bout et je vais transférer l’ensemble des réflexions que j’ai eu à faire pour le bienêtre de consommateurs au niveau du conseil. Je serais également un défenseur de ce conseil là jusqu’au bout parce que je vais assumer totalement l’engament que j’ai pris dans ce conseil là et je pense que c’est ça qui est important. On ne doit pas faire les choses à demi, il faut aller jusqu’au bout. Ou bien on choisi d’accepter un mandat qu’on vous confie, on le fait de manière la plus correcte possible ou l’on n’accepte pas mais je ne suis pas de ceux qui vont travailler à demi. En tout cas que les consommateurs sachent qu’ils ont un ambassadeur, un défenseur au sein du CES. Et cette action sera d’autant plus renforcée que nous allons aussi en même temps travailler de concert avec les autres associations pour recueillir les doléances de la corporation.
Après le CES, ne pensez-vous pas qu’il y aurait une autre représentation au niveau des conseils d’administrations des services publics tels que la Sénélec, Sonatel, Sones, Onas, etc. ?
Je pense effectivement que les consommateurs sont prévus. Parce que le droit à la représentation est l’un des droits fondamentaux du consommateur. Etant donner qu’il y a des évolutions institutionnelles qui vont se faire au niveau de certaines structures. Il faut que les représentants de ces consommateurs assument les responsabilités qui leurs sont confiées et qu’ils travaillent vraiment au service exclusif des intérêts de consommateurs. Je pense que c’est extrêmement important. Nous nous appelons, tous les consommateurs qui seraient chargés d’une mission quelle qu’elle soit qu’ils le fassent avec le maximum d’engagement et de sérieux afin qu’on donne une bonne image du mouvement consumériste.
Propos recueillis par
Lamine DIEDHIOU

Le pain bientôt moins cher…

Publié le 20/08/2009 à 11:41 par uncs2008
Le pain bientôt moins cher…
BAISSE DE 37 000 F CFA SUR LA TONNE DE FARINE
Le pain bientôt moins cher…

La baisse de 37 mille F Cfa sur la tonne de farine doit avoir forcément des répercutions sur le prix de la baguette de pain. La prochaine rencontre des conseils régionaux de consommations sur les prix du pain devront permettre de revoir à la baisse le pain de 210g actuellement vendu à 150 F Cfa et celui de 115g qui est à 80 F Cfa.
La bourse des Sénégalais doit espérer entamer le mois béni de ramadan sur une note d’accalmie. Les observateurs avertis attendent de la baisse de la farine que les autorités compétentes ont annoncé avant-hier, face à la presse, des répercussions sur le prix de la baguette de pain. L’Agence sénégalais de presse rapporte qu’après avoir rappelé la baisse de 14.499 F Cfa enregistrée en avril dernier et celle de 20 mille en juin, le directeur du commerce intérieur, M. El Hadji Alioune Diouf a indiqué qu’à la date d’aujourd’hui (le 17 août 2009), la baisse sur la tonne de farine est de 37 mille, soit une baisse cumulée de 71.490 F Cfa. Pour M. Diouf, « si l’on se réfère à cette baisse, ceci devrait avoir des répercussions sur le prix du pain ». Avant de faire savoir que : « des circulaires ont été envoyées aux différents gouverneurs afin que des concertations puissent se tenir avec les conseils régionaux de consommation sur les prix du pain ». On se rappelle que l’une des principales conditionnalités que les boulangers posaient sur la table pour une baisse du pain était le prix de la farine. On se souvient que le président de la fédération nationale des boulangers du Sénégal, M. Amadou Gaye, en marge du lancement, le lundi 14 juillet 2008 à Dakar, du Programme de formation des boulangers sur les techniques de planification, avait rappelé que leur première revendication « non négociable » est relative à la baisse du prix de la farine. Amadou Gaye qui répondait aux questions des journalistes avait fait savoir que « le cours mondial du blé a diminué de 389 euros en octobre 2007, moment où a été fixé le prix de la farine qui est actuellement à 196 euros ». Avant d’ajouter que : « tous les pays limitrophes ont diminué le prix de la farine et c’est ce qui devait se produire ici au Sénégal ». A pareille période de l’année dernière, la fédération des boulangers qui revendiquait la baisse du prix de la farine avait même menacé de servir un mois de ramadan sans pain. C’est la sortie du ministère du Commerce, à travers un communiqué daté du 14 août 2008 annonçant que les meuniers allaient procéder, dès le 15 août 2008, à une baisse de 40 mille F Cfa sur le prix ex-usine de la tonne de farine, soit 2000 Cfa de baisse sur le sac de 50 kg, qui avait fini par calmer les esprits. Le prix du pain avait subi une baisse suite à la décision qui résultait d’une étude technique et une concertation entre acteurs qui a été rendue publique le mardi 6 janvier 2009 dans le cadre d’une rencontre avec la presse tenue à la gouvernance de Dakar ayant réuni représentants de boulangers, associations de consommateurs et chef du service technique régional. La baisse de 10% qui était prévue par la commission chargée d’étudier les conditions de cette mesure avait vu les baguettes de 210g et 115g se vendre respectivement à 150 F Cfa et 80 F Cfa. Le chef du service technique régional M. Ousseynou Keita avait affirmé que « cette baisse du prix du pain a été faite à partir d’études techniques basées sur des calculs rigoureux et sur des paramètres. Mais aussi, après une concertation avec le comité des boulangers ». En plus de la présente baisse de 37 mille F Cfa sur le prix de la tonne de la farine, le directeur du commerce intérieur a annoncé des concertations avec les boulangers portant sur le prix du pain. Sur un air d’optimisme, il a ainsi estimé que « le gouvernement sénégalais et les boulangers peuvent s’entendre sur un prix de référence d’autant qu’eux-mêmes, souhaitent avoir ces prix du fait de la concurrence ». Ce qui augure une tendance plus favorable au respect, par les acteurs concernés, des règles du jeu. Ceci au grand bonheur du consommateur sénégalais.
Sud Quotidien
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