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communication des organisations consuméristes du sénégal. Lamine DIEDHIOU
Catégorie :
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15.02.2008
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27.06.2008
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Invitation presse

Posté le 28.03.2008 par uncs2008
L’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) et l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) convient toute la presse nationale et internationale à leur rencontre de ce vendredi 28 Mars 2008 à 17h00 au siège de l’Uncs sis à Amitié 1 villa n°3065 Dakar Sénégal.
Cette rencontre a pour objet la préparation du sit-in que ces deux organisations en collaboration avec les membres de la société civile et du front «Siggil Sénégal» tiendront ce Dimanche 30 Mars 2008 en face du siège de Walf TV pour protester contre la hausse vertigineuse des prix tout azimut des biens de consommations et demander du Ministère du Commerce et d’autres points qui seront évoqués demain.
En espérant que vous répondrez favorablement à notre invitation, veuillez croire à l’assurance de notre très haute considération.

Fait à Dakar, le 28 Mars 2008
Le Président
Jean Pierre DIENG
[FONT=Impact][COLOR=red]



--

POUR CELEBRER LA JOURNEE MONDIALE DES CONSOMMATEURS :

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
Le président de l’Association des Consommateurs du Sénégal (Ascosen) crie son ras-le bol

« Veiller à ne pas livrer des produits alimentaires non-conformes aux enfants » tel est le thème de la journée mondiale de consommateur qui sera célébrée le 15 Mars.

1- Présentez-vous à nos lecteurs
Je m’appelle Momar NDAO. Je suis Ingénieur Commercial de formation. Je suis entrain de finaliser un Master 2 en Droit de régulation à l’UCAD. Je suis spécialisé en imagerie numérique en web, en 3D, en Base de données et technologie web. J’ai aussi fait une formation en Partenariat Public-Privé et en gestion des services publics et la régulation avec l’Institut de la Banque Mondiale à Pretoria en Afrique du Sud et à Dakar. Je m’occupe aussi de l’Ascosen dont je suis le président depuis 1994.

2- Pouvez-vous nous faire l’historique de l’ASCOSEN ? Quelles sont les actions et réalisations de l’ASCOSEN au bénéfice des consommateurs depuis son existence ?

L’Ascosen est la plus ancienne des associations de consommateurs qui existent aujourd’hui au Sénégal. Dans les années 1975, il y avait une association de consommateurs, mais elle n’a pas duré. Donc c’est le 04 Novembre 1989, que l’ASCOSEN a été créée. Cela va faire 19 années que nous existons, et il serait difficile de vous citer, ici, toutes nos actions qui ne tiendraient pas dans votre journal. Cependant, je vais vous en citer quelques unes.
Depuis sa création, l’ASCOSEN qui est une association généraliste a travaillé sur tous les sujets : que ce soit la qualité, la publicité, les Banques, les services publics, l’électricité, le téléphone, l’eau, les prix des denrées de première nécessité, en tout cas, tous les biens et services offerts aux consommateurs. Nous avons aussi travaillé sur la qualité des produits de première nécessité et surtout, la préservation de la santé des consommateurs.
Depuis 1994, quand il y a eu la libéralisation des prix, l’Ascosen s’est beaucoup focalisée sur la qualité des produits parce qu’avant, les premiers sujets qui nous venaient c’était plutôt des problèmes liés à la qualité des services offerts par les services publics que sont : l’électricité, le téléphone et l’eau. Mais aussi la lutte contre la hausse des prix.
Quand beaucoup de produits sont passés dans le domaine du libre, (après la libéralisation en 1994), nous nous sommes orientés vers la qualité des produits alimentaires, principalement sur la qualité aussi des services qui sont offerts.
Nous avons fait des centaines d’analyses de produits, nous avons fait actions de saisie de produits périmés ou non-conformes avec le service de l’hygiène et le service de la répression des fraudes.
Nous avons fait plusieurs visites d’usines pour lutter contre la mauvaise fabrication des produits qui sont mis à la disposition des consommateurs. Nous avons fait des tests des bouteilles de gaz après les explosions qui avaient entraîné la mort de beaucoup de sénégalais dans la banlieue.
Nous avons fait beaucoup d’actions aussi dans le domaine des télécommunications. Ce qui fait aujourd’hui quand vous appelez quelqu’un au niveau de Sonatel et que vous tombez sur la boite vocale, vous n’êtes pas facturé et que si vous êtes en dehors du réseau on vous envoie plus sur la boite vocale. Tout ça c’est des résultats de l’ASCOSEN. On s’est battu pendant très longtemps, la Sonatel a finalement accédé à notre requête. Ensuite quand la Sonatel faisait venir le Gsm, il y avait juste avant le système « Radiocom 2000 » qui était un système analogique qu’ils utilisaient et avec le « Radiocom 2000 » si vous appelez vous payez, si vous êtes appelé vous payez.
Et la Sonatel voudrait mettre cela en œuvre avec le Gsm, de sorte que quand vous appelez vous payez et même quand vous êtes appelés vous payez. C’est aussi grâce à l’ASCOSEN qu’on a enlevé cette option et que seul celui qui appelle est facturé.
Nous avons fermé coca cola au Sénégal pendant une semaine parce qu’ils avaient des produits qui étaient contaminés par des moisissures et ça c’était en 2000.
Nous avions aussi étés traînés en justice, parce que nous avions fait des analyses du lait Nestlé qui montraient qu’il y avait des coliformes et Nestlé nous avait amené devant le Tribunal pour diffamation. D’ailleurs nous avions été condamnés malgré les preuves que nous avions données. Mais depuis lors, personne n’achète ce lait parce que les gens avaient une attitude de bon consommateur.
Nous avons analysé un certain nombre de produits ici au Sénégal sur lesquels, nous avions vu que les normes n’étaient pas respectées.
Nous nous sommes battus contre les cuisses de poulets qui étaient importées au Sénégal.
Nous nous sommes battus contre les boissons telles que les «jumkin» qui étaient des boissons qui contenaient des produits dangereux pour la santé notamment soit la tartrazine, la saccharine, le cyclamate de sodium.
Nous nous sommes aussi battus contre la hausse des prix et nous avons organisé une marche le 29 Juin 2007 en conviant l’UNCS. Ce qui faisait que c’est grâce à cette action que l’Etat avait commencé à baisser les prix du riz de 10% et avait bloqué un certain nombre de prix dont le prix du gaz et celui du pain.
Nous nous battons aussi pour la qualité dans les transports, notamment, pour la définition d’un plan de circulation qui corresponde aux besoins des sénégalais.
Nous nous sommes battus contre les publicités mensongères qui passaient à la télévision mais aussi contre des produits cancérigènes qui étaient importés par des commerçants et qui étaient vendus au niveau de Dakar et des régions. Nous nous sommes battus pour qu’on fortifie les produits alimentaires pour que la population puisse avoir les vitamines et les micronutriments nécessaires et nous nous sommes beaucoup battus pour l’information des consommateurs à travers une émission appelée « NAY LEER »qui passait à la RTS1 en 2006 ensuite à la RDV en 2007.
Donc tous ces efforts c’est pour éviter que le consommateur ne soit pas d’une manière ou d’une autre abusé ou n’ait pas la bonne information. Parce que la devise de l’ASCOSEN c’est « mieux connaître pour mieux consommer ».
Nous nous sommes aussi battus contre la hausse du prix du pain et sa qualité puisque nous avions eu trois personnes l’une Assane DIAKHATE qui avait mâché une lame de rasoir dans un morceau de pain, un autre un bout de fer et une dernière qui est une dame qui avait avalé un bout de lame dans un morceau de pain. Tout ça pour dire que la qualité des produits alimentaires reste l’un des grands axes de la bataille de l’Ascosen.
Nous ne pouvons pas vous citer tout ce que nous avons fait en 19 ans et il sera très difficile de vous donner le détail de toutes nos réalisations jusqu’à présent. Mais ce que je peux dire, ce que nous avons participé de manière effective à la création d’une conscience consumériste au Sénégal. Et je pense que ça c’est extrêmement important. Ça prendra le temps que ça prendra, mais aujourd’hui, les sénégalais ont plus, le réflexe consommateur que, il y a 19 ans.
Nous nous battons tous les jours pour que le consommateur soit protégé, pour que ses intérêts soient préservés. Et pour ça il faut que le consommateur soit informé. Ainsi ceci reste notre mission d’apporter la bonne information au consommateur.

3- Quels sont les obstacles auxquels l’ASCOSEN fait face ?
Les premiers obstacles que nous avons sont des obstacles matériels et financiers. Parce que par exemple nous aurions souhaité avoir un camion laboratoire pour nous permettre de faire des analyses même à Fongonlembi si quelqu’un nous dit que l’eau du puits de tel village ou distribuée dans telle ville ne semble pas potable ou, si cette eau n’est pas conforme ou si elle présente des dangers, que nous puissions aller sur place, faire des prélèvements, faire des analyses de ces différents produits et pouvoir intervenir.
Nous aurions aussi souhaité d’avoir des équipements qui nous permettent de tester les carburants, parce que de temps en temps nous avons des problèmes de qualité liés à ces produits que les gens utilisent.
Nous voyons aussi que dés fois les produits importés ne sont pas conformes. Nous aurions souhaité aussi avoir les moyens de pouvoir les tester. Nous voudrions avoir un laboratoire complet qui puisse nous permettre de faire toutes ces analyses.
Donc ces moyens nous ne les avons pas. Ce qui fait que nous faisons faire ces analyses par d’autres laboratoires et cela demande beaucoup d’argent et tout cet argent nécessaire nous ne l’avons pas. Et c’est pour dire que ce sont ces deux problèmes financiers et logistiques que nous avons et qui nous empêchent de faire tout ce que nous voudrions faire pour le bénéfice des consommateurs. Parce que les consommateurs n’achètent pas suffisamment de cartes et ne mettent pas d’argent dans les mouvements plutôt, le consommateur pense que venir militer dans une association de consommateur c’est appuyer une personne. Ceci n’est que la faute des politiciens qui n’arrêtent pas de dénaturer les relations qui existaient entre les militants et les responsables d’organisations. Si bien que, si, aujourd’hui, vous invitez les consommateurs à faire une marche contre la hausse des prix, ils vont nous dire « payez nous le transport ». Parce qu’ils pensent que s’ils font la marche c’est la personne du président qu’ils sont entrain de soutenir. Or, la marche, c’est leur marche puisque s’il a une baisse des prix, tout le monde en bénéficie. C’est aussi une des difficultés que rencontre l’Ascosen par rapport à la lutte qu’elle mène.
Cette difficulté tient à l’imagerie populaire sénégalaise, parce que le sénégalais reste dans son salon et commente les actions des associations de consommateurs en disant « oui c’est bien » ou « non ces gens là sont pas sérieux » etc., parce que l’on a touché d’une manière ou d’une autre à leur intérêt. Et quand vous touchez les intérêts des certains, en soulignant la non qualité d’une entreprise à laquelle ils sont liés, ils vous traitent de tous les noms d’oiseaux.
Mais s’ils vous présentent une facture de courant ou d’eau et qui est surévaluée à 400.000 francs CFA ou même 800.000 francs CFA et que, de par votre intervention, vous arrivez à leur régler la situation de sorte qu’ils payent les 12.000fcfa ou 15.000fcfa qu’ils payaient avant, ils vont jurer de par votre association. C’est la nature humaine qui est comme ça, tant que leurs intérêts ne sont pas mis en cause, ils ne sauront pas ce que vous êtes entrain de faire et peuvent parler dans l’air et dire beaucoup de mal de vous.

4- Dans les requêtes que vous formulent les usagers, quel est votre collaboration avec la SDE, SENELEC, SONATEL, ARTP, ONAS, ASER ?
Nous, ce que nous faisons, nous privilégions toujours l’approche non contentieuse. C’est-à-dire que quand il y a quelqu’un qui nous amène une facture d’eau ou d’électricité ou de téléphone qui est anormale. La première des choses que nous faisons, c’est d’essayer de voir si réellement la facture est anormale ou si le consommateur n’est pas fautif. On regarde bien, mais si une fois on voit que le consommateur est dans son droit, nous intervenons au niveau de l’entreprise de service public en leur disant attention «vous avez fautez ici parce que telle personne a reçu une facture anormale qui ne s’explique pas etc.» et dans 99% des cas la société en général fait une étude assez objective et regarde s’il y a réellement une erreur, elle corrige. Donc on n’a jamais eu de problème comme ça.
Parfois il est très difficile d’apporter la preuve de la chose, parce que le consommateur ne peut pas démontrer qu’il n’est pas fautif. Ainsi, si nous retrouvons de face à ces genres de situations, on préconise le dialogue puisque nous ne pouvons pas prouver que le consommateur a raison. Et donc s’il ne peut pas prouver qu’il a raison, il est considéré par l’entreprise comme quelqu’un qui a tort, mais, pour ne pas le léser, on essaye de trouver une solution consensuelle avec le fournisseur.
Maintenant, si le consommateur a vraiment tort, on lui dit qu’il a tort, et si nous pouvons demander des dispositions qui puissent alléger sa situation, on va le faire s’il n’y a pas une volonté négative de la part de la part du consommateur. Si le consommateur est de bonne foi et qu’il a tort, on essaye de trouver des circonstances atténuantes pour ce dernier.
Cela veut dire que nous sommes en de bons termes avec les entreprises de service public, sauf si vraiment, elles n’écoutent pas ce que nous leur disons. A ce moment là, ça peut aller au contentieux. Mais, en somme, nous sommes contre aucune entreprise et nous pensons que ce qui est important c’est que les entreprises de service public soient à l’écoute des suggestions des consommateurs. Maintenant, si on leur fait une suggestion et qu’elles ne sont pas convaincues, nous débattons avec elles. Et, c’est si seulement, elles ne sont pas d’accord avec nous, qu’il y a un contentieux. En principe notre approche n’est pas contentieuse.

5- Le 15 Mars, c’est la journée mondiale des consommateurs. quel message pouvez-vous faire à l’endroit des consommateurs par rapport au thème de cette année que vous voudriez bien me rappeler ?
Le thème de cette année c’est « veiller à ne pas livrer des produits alimentaires non-conformes aux enfants ». C’est un thème très important parce que les enfants sont les plus sensibles à la mauvaise qualité des produits qui leurs sont servis. Nous, ce que nous disons c’est que les enfants sont des consommateurs à part entière et que, ce sont les parents qui sont chargés de veiller à la prise en compte de leur intérêt. Parce que, nous donnons, très souvent de l’argent aux enfants qui vont acheter des produits et nous ne surveillons même pas ce qu’ils achètent et c’est une très grande part de responsabilité des parents que de vérifier la qualité des produits achetés par leurs enfants. Parce que, sinon, les enfants n’ont pas le pouvoir de discernement et ne peuvent pas savoir si tel produit est dangereux ou périmé etc. c’est un problème réel de santé publique que de voir l’alimentation des enfants.

6- Est-il possible que les associations de consommateurs puissent fédérer ?
Oui c’est tout à fait faisable, parce que nous avons mis en place ce qu’on appelle l’Entente nationale des associations de consommateurs (Enac) à laquelle toutes les associations sont membres sauf une. Donc je pense qu’aujourd’hui ça a démarré, les tentatives de rapprochement, parce en général, les responsables d’associations en tant que telles s’entendent bien. En général, les divergences, c’est au niveau de la manière de faire face à certaines agressions des consommateurs, les approches sont différentes et les compréhensions sont différentes. Les problèmes sont surmontables puisque les gens se parlent et une fédération est possible. Maintenant il faudra déterminer comment cela doit se faire. Parce que les dirigeants d’associations de consommateurs ont gagné en maturité. Mais aussi il faut dire que les gens ne sont pas obligés de se fédérer, parce que si vous regarder bien y a plus d’une centaine de partis politiques, plusieurs dizaines de syndicats et pour les associations de consommateurs, il y en a huit sur le papier et seulement peut être quatre qui travaillent, nous nous sommes pas nombreuses en tant qu’associations. Maintenant il faut travailler, se donner la main et éviter de se taper dedans.

7- Vous-êtes aussi le président du Réseau des associations de consommateurs de l’Uemoa ; le Rac/Uemoa. Pouvez-vous nous faire l’historique et la réalisation de ce réseau ?
Nous avons mis en place le 30 juin 2006 à Abidjan le Réseau des associations de consommateurs de l’Uemoa (Rac/Uemoa). Le réseau a pour objectifs de rapprocher les différentes associations de consommateurs qui sont dans l’espace Uemoa et de pouvoir échanger des informations, pour pouvoir faire pression de manière plus efficace, au niveau de nos gouvernants et pour pouvoir sonner l’alerte. Parce que - je donne un exemple - s’il y a un bateau dangereux qui arrive à Abidjan, et qu’Abidjan refuse de recevoir, les membres du réseau qui se trouvent à Abidjan vont envoyer des messages pour alerter tout le réseau, parce que nous avons mis en place au niveau du réseau ce qu’on appelle le « groupe rac/Uemoa » qui est un groupe Internet qui permet tous les jours d’échanger les informations entre ce qui ce passe au Niger, Bénin, Ouagadougou, bref dans toute la zone Uemoa, pour dire qu’il y a telle ou telle chose qui est entrain de se faire ou bien, voilà l’expérience sénégalaise en matière de lutte contre la hausse des prix, voilà ce qui a été fait au Mali etc. en fait l’information passe.
La solidarité existe aussi, notamment nos amis du Tchad avaient des problèmes parce que on avait emprisonné un leader d’association de consommateurs, bien que le Tchad n’est pas, en fait, membre de l’UEMOA. On a mis un système de solidarité qui a permis de dénoncer certaines pratiques. Tout fonctionne sur les échanges mais on pas encore les moyens financiers très importants pour faire de grandes choses, pour l’instant nous travaillons beaucoup sur les échanges d’informations en temps réel

8- Certaines associations de consommateurs qui avaient participé à la création de ce réseau se plaignent de ne pas être au courant des activités du RAC/UEMOA. Qu’en est-il réellement ?
Non. Moi, en tant que président, je n’ai pas reçu une seule plainte et c’est vous qui venez de me l’apprendre. Ce qu’il y a c’est que, au niveau du réseau, les gens étant séparés par des frontières on travaille séparément et nous nous retrouvons autours d’un réseau Internet pour échanger les informations. Puisque ce qui se passe dans un pays est transmis directement à tous les membres de ce réseau. Donc toute association qui a Internet et qui est sur la liste de ce réseau reçoit toutes les informations et à mon niveau je n’ai reçu encore une fois de plainte par rapport à ça. Car toutes les associations membres du réseau ont des e-mails et reçoivent quotidiennement les informations du réseau.
Pour tenir des réunions, ça nécessite beaucoup de moyens. Rien que les billets d’avions, cela représente des millions de Francs. On est entrain de voir s’il y a une possibilité de tenir une réunion dans un pays.
Dans le cadre du réseau, le 7 septembre 2007 nous avons fait une requête au niveau de l’UEMOA pour leurs demander de mettre en place un système pour permettre aux Etats en cas d’augmentation des prix au niveau international qui affecte les pays de l’UEMOA, que l’on permette donc aux Etats de prendre des mesures fiscales de manière conjoncturelle pour pouvoir faire face. Et je pense que c’est très important, car cela permet aux Etats membres de l’UEMOA de pouvoir momentanément suspendre des droits de douane ou la TVA pour que les prix baissent.


9- Concernant la hausse de prix des produits et la situation actuelle du pays, quel est votre point de vue et que comptez-vous faire ?

Moi, je pense que la hausse actuelle des prix là, c’est aussi la faute de l’Etat qui n’a pas pris ses responsabilités. Parce que nous avons demandé que les produits de première nécessité soient homologués. Parce que si les produits de premier nécessité : riz, huile, lait, sucre, si ces produits là sont homologués, il faut une autorisation de l’Etat pour que les producteurs et distributeurs puissent les augmenter. Ceci pourrait protéger les consommateurs parce que si quelqu’un veut augmenter les prix en ce moment là, l’Etat va lui demander la structure des prix et l’étudier pour savoir s’il doit y avoir augmentation ou pas et, de combien. Les augmentations vécues à l’étranger sont répercutées de manière exagérée au Sénégal et sur ce sujet, l’Etat doit faire quelque chose. Nous ne comprenons pas que le riz coute 300 f CFA aujourd’hui car 300 FCFA, avant, c’était le prix du riz entier. C’est vraiment inadmissible que l’Etat se mette encore à dormir sans intervenir pour que les consommateurs soient soulagés. Et cette augmentation nous est restée à travers la gorge.
Aujourd’hui même le savon qui est fabriqué à base d’huile d’arachide a subi une augmentation. Et cela va aller dans tous les sens si l’Etat ne fait rien. Et c’est la raison pour laquelle nous lançons un appel aux autorités en leur demandant de prendre leurs responsabilités, sinon, nous nous allons prendre les nôtres. Quant au Ministère du Commerce, depuis qu’on a nommé le nouveau ministre Abdou Rahim AGNE, ce ministère est entrain de dormir. Vraiment nous ne le sentons plus. Je pense qu’aujourd’hui qu’il faut que le Ministère du Commerce s’engage à faire son travail convenablement et qu’on puisse protéger les consommateurs.
On ne peut pas laisser les consommateurs comme ça. On avait parlé des magasins de référence et des centrales d’achat c’est une idée des associations de consommateurs et non des syndicats et aujourd’hui on en parle pour les syndicats. Et cela est inadmissible car c’est un problème de consommation et non de syndicat. L’Etat doit savoir raison garder et nous nous interpellons le premier ministre avec qui nous avions eu des réunions suite à la marche que nous avions faite et il faut qu’il tienne parole.


Propos recueillis par
Lamine DIEDHIOU

PABLO THIAM SECRETAIRE GENERAL ADETEELS

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
Interview PABLO THIAM SECRETAIRE GENERAL ADETEELS

NOUS NOUS SOMMES BATTUS.

Présentez vous à nos lecteurs
Je m’appelle Alassane Pablo Fall, je suis le Secrétaire Général de l’Association de Défense des usagers de l’Eau, de l’Electricité, des Télécommunications et des Services qu’on appelle ADETEELS.

Quelle a été la motivation pour créer cette association ?

C’est une association qui a été créée en 1990 par de bonnes volontés qui en avaient ras- le- bol des problèmes que posaient en son temps ce qu’on appelait communément «les 3 S » qui étaient la Sonatel, la Sones et la Sénélec. C’est ce qui fait qu’au moment de la mise en place de la structure en réalité on s’appelait Association de Défense des Abonnés à l’eau, à l’électricité et au téléphone. Mais avec la pratique du terrain et notre expérience, nous avons lors de notre Assemblée Générale de 1995 décidé d’introduire la notion de télécommunications en lieu et place de téléphone, celle d’usagers en lieu et place d’abonnés et adjoindre un autre secteur qu’on appelait les services ce qui a amené l’appellation ADETEELS.


Quelles sont les raisons fondamentales qui vous ont poussé à modifier vos statuts ?
Il faut comprendre aussi qu’à l’époque il y avait la réforme des services d’infrastructures que sont l’eau, l’assainissement, les transports, les télécommunications, l’électricité entres autres.
Donc nous nous sommes dits pour coller à l’actualité , nous impliquer, il était nécessaire que nous revoyions notre mission parce que quand on dit réforme du cadre institutionnel, du fonctionnement, des structures et peut être même réforme de l’environnement etc.,il fallait prendre en charge toute cette problématique .
C’est ainsi que nous nous sommes rendus compte en 1995 que la réforme de l’eau a créée un immense problème avec la privatisation des bornes fontaines, finalement l’accès à l’eau potable était devenu très difficile : c’est ce qui nous a amené en son temps à initier avec l’Organisation International des Consommateurs le projet « Accès à l’eau et l’assainissement dans les quartiers de Diamaguène, Malika et Médina Gounass ».

Grâce à ce projet peut-on dire cela a permis aujourd’hui de guider le Programme Eau Potable et Assainissement du Millénaire(PEPAM) ou bien avant le Programme à Long Terme Eau(PLT) et le Programme Secteur Eau (PSE). Il est entendu qu’au niveau de l’ADETEELS nous ne nous substituons pas aux agences d’exécution mais nos projets ont tendance à servir de ce qu’on appelle communément des « projets pilotes » : c’est plutôt la pédagogie par l’exemple.
C’est pourquoi ces bornes fontaines ont permis aujourd’hui à l’Etat et à la Sones dans ces programmes PSE, PLT, PEPAM de faire des milliers de bornes fontaines et pour rappel nous avons fait des puisards dans les domiciles.
Alors chemin faisant donc après la réforme de l’eau, il y a eu celle des télécommunications avec la privatisation de la Sonatel et à la rencontre de Saly nous avons été sauf erreur de ma part ceux qui avaient proposé l’actionnariat populaire que nous voyons aujourd’hui avec la Sonatel parce que nous nous sommes dits que les télécommunications étaient un patrimoine qui participe à la souveraineté nationale et par conséquent les sénégalais devraient être actionnaires là-dedans , nous continuons ce combat pour qu’il en soit ainsi avec les autres structures.

Quelles stratégies avez-vous déployé pour faire face à ces « 3 S » ?
En matière de télécommunications la Sonatel qui est l’opérateur historique en a gardé le monopole de fait et il était très difficile aux usagers à l’époque de faire aboutir leurs réclamations.
Vous savez, devant des sociétés très puissantes qui à la limite ne voyaient que leurs intérêts, nous nous sommes battus avec les autres associations de consommateurs et tout le monde d’ailleurs pour que des agences de régulation voient le jour dans ce pays. Pour faire dans le lobbying, nous avons convaincu l’OIC (Organisation Internationale des Consommateurs) basée à Londres, pour qu’ils tiennent leur comité exécutif à Dakar pour influer dans la création de ces agences de régulation.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces agences ?
La première agence qui a été créée c’est le Conseil national de la consommation (Cnc) puis il y a eu la Commission nationale de la régulation (Cnr) ensuite d’autres sont venues. Mais c’est que nous avons constatés au niveau de l’ADETEELS c’est que les six organismes que sont : le Cnc, Cnr, la sones, la commission nationale de régulation du secteur de l’électricité (Cnrse), l’Agence de régulation des marchés (Arm), l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) ont tous des défauts.
Pour illustration,le Cnc ne s’occupe que de discussions sur le prix du pain ; l’Arm passe son temps à nous annoncer la tendance des prix de l’oignon et de la pomme de terre ; la Cnrse dans son organisation n’est qu’une division du ministère de l’Energie, la Commission nationale de la concurrence je me demande même si vous la connaissez tellement elle souffre d’ une vraie léthargie ; de temps en temps elle sort de sa torpeur en organisant un petit séminaire ou une activité de visibilité puis elle se recouche ; la sones s’occupe plus d’infrastructures en tant que société de patrimoine que de régulation du secteur de l’eau, donc elle est obligé de chercher de l’argent pour rembourser au détriment de sa fonction de régulateur du secteur de l’eau et nous nous battons toujours pour la séparation de la société de patrimoine de la fonction de régulation ; l’Artp, vous la fréquentez comme nous souffre de l’instabilité directionnelle. Aujourd’hui cette agence est à son troisième directeur général.
Donc toutes ces agences n’ont pas une indépendance et une autonomie fortes pour faire face aux pouvoirs politiques de sorte que l’efficacité des missions de régulation qui leurs sont dévolues restent souvent tributaires de ces pouvoirs.

Y’a-t-il des sources de financement pour les associations des consommateurs ?
Bien sûr ! Le premier financement institutionnel devrait venir de l’Etat mais rien de tout cela.
Nous n’avons jamais cessé de fustiger le manque d’appui des pouvoirs publics d’autant qu’ils financent les syndicats de travailleurs, les organes de presse alors que nous autres chaque jour que Dieu fait faisons des actions de citoyenneté.
Je sais qu’au niveau de l’Adeteels nous n’avons pas été d’avis à l’époque avec les pouvoirs publics qui conditionnaient ce financement des associations de consommateurs à la délivrance d’un agrément par le ministère de tutelle qui est le commerce.
Nous n’avons pas trouvé de cohérence à cette démarche d’autant que ces associations mènent leurs activités sur la base d’un récépissé délivré par le ministère de l’intérieur qui est sensé connaître notre mission et ces deux ministères sont dans le même gouvernement.
Il y a l’accord de partenariat que nous avions signé avec l’ARTP en février 2006 mais qui jusqu’au moment où je vous parle on n’a jamais reçu quoi que soit sauf un ordinateur et une imprimante dont nous ne savons pour quel plan action nous devons l’imputer ? Notre plan d’action 2006 n’a pas été financé, ni celui de 2007 :la raison est que nous avons refusé les procédures et les conditionnalités de l’ARTP quant au décaissement des fonds.
Au niveau de l’ADETEELS nous avons jugé ces procédures assez contraignantes parce que pour le cas de l’ordinateur nous ne pouvions le prendre en compte que dans notre comptabilité matière en lieu et place de la comptabilité générale pour la bonne et simple raison que nous ne connaissons pas le prix. D’autre part la force d’une association de consommateurs c’est le lobbying et le plaidoyer sous forme de sensibilisations à l’endroit des populations or je ne connais au Sénégal un groupement d’intérêt économique ou une structure capables de vous établir des factures proformas pour animer des causeries ou des débats pour autrui afin de se conformer aux exigences de l’Artp, autant pour des transporteurs de bâches ou pour l’animation des batteurs de tam-tams; deuxièmement nous avions des activités appui institutionnel par exemple pour honorer une cotisation à l’OIC, nous ne sommes tombés d’accord ; administration ce qu’on appelle la gestion d’un projet, encore moins.
Le mode opératoire à l’ADETEELS est chaque fois que nous devons faire une requête à un bailleurs, nous montons un comité de pilotage et celui-ci gère toutes les activités dans un plan d’actions. Le bailleur est impliqué en amont comme en aval des activités et il lui est loisible d’auditer à tout moment la gestion des fonds et des actions par un suivi évaluation.
Statutairement les associations peuvent se procurer des ressources par la cotisation des membres, moi par contre je ne parles jamais à l’ADETEELS, ni écrire dans un document le terme de membres mais plutôt d’adhésion membres parce que ceux qui adhérent c’est des sénégalais qui le font souvent quand ils ont un problème de facture ou autre réclamation à vous soumettre, ils viennent payer c’est la cotisation pour leur adhésion après vous ne les reverrai peut être plus si leur problème est résolu, ils ne cotisent pas annuellement nous avons les mêmes problèmes. Le manque de moyens touche toutes les associations de consommateurs, la preuve que celles qui se sont engagées dans des charges locatives ont toutes fermées.
Souvent des activités sont aussi initiées pour permettre aux populations d’avoir des revenus ; par rapport à une sensibilisation ou à une éducation de consommateurs ,nous essayons d’en faire des consommateurs avertis mais critiques voilà en gros comment nous travaillons.


Parlez nous des traitements des réclamations au niveau de l’ADETEELS ?

Les derniers statistiques que nous avons remontent à 2006 parce qu’en 2007, le toit de notre local menaçait ruine et notre permanent pour des raisons de sécurité ne pouvait rester plus de deux heures de temps au bureau pour recueillir les réclamations des usagers et cela nous a causé un peu de problèmes. Les statistiques de 2006 révèlent donc qu’en moyenne nous traitons dix dossiers par mois en eau et électricité.

Avez-vous de bons rapports avec la Sde, la Sonatel,la Sénélec etc. pour faciliter les traitements des réclamations ? Et quelle est la différence entre une association de consommateur qui prend une doléance et quelqu’un aille faire sa réclamation individuellement ?

Pour les réclamations en eau par rapport aux griefs portés contre la SDE, la première des choses que nous faisons c’est d’essayer d’auditer la réclamation de l’usager et c’est un reflex que nous avons pour éviter les cas farfelus. Parce que souvent si vous ne faites pas attention avec les réclamations, vous allez être ridicules devant la SDE, la consommation au Sénégal n’est pas bien maitrisée par les usagers. Il est souvent est souvent des consommateurs qui ruent dans les brancards chaque fois que leurs factures augmentent alors qu’ils auraient pour le cas de l’eau vérifier d’éventuelles fuites dans leurs installations intérieures ou si cela est dû à une utilisation pour faire une construction de bâtiment.
Même chose pour la Sénélec, il y’a des tricheurs et il faudra faire très attention en posant les réclamations avec les fournisseurs de services
Une fois qu’on vérifie chez l’usager du biens- fondé des choses, on se déplace au niveau de l’agence la plus proche pour traiter la doléance. Généralement nous avons gain de cause car les agents qui traitent les dossiers sont convaincus que si nous présentons des cas l’approche a été bien ficelée. Et si c’est un cas plus compliqué nous remontons le dossier au niveau de la Direction Générale et cette dernière nous répondait pour dire là où le dossier est imputé pour nous permettre de faire le suivi. Mais la plupart de ces réclamations se traitent au niveau agences.

Sur quels chantiers l’ADETEELS est entrain de se battre pour une meilleure protection des usagers ?

Nous avons saisi la SDE pour dire qu’on ne peut pas être juge et partie dans les litiges qui les opposent à leurs clients à propos des compteurs défectueux de sorte que son laboratoire ne peut être utilisé pour des tests, seul le régulateur qui est la sones peut trancher un conflit qui existerait entre la SDE et un client. La SDE a donné raison. On a adressé une correspondance au ministre de tutelle qui ordonna à la Sones d’étudier ce problème et jusqu’à présent c’est le statu quo. C’est aussi valable pour la Sénélec, nous avons saisi la commission de régulation pour que ce laboratoire leur soit confié. Parce qu’il faudrait qu’il y ait un arbitre car c’est lui qui doit garder tout ça et d’en décider si le compteur est bon ou pas.
En matière de télécommunications, nous avons écrit une lettre à l’Artp quand nous avons su que la troisième licence a été attribuée à Sudatel pour poser l’éventualité du remboursement des cautions au cas où on voudrait changer son abonnement chez un opérateur pour aller chez un autre mais aussi les intérêts de ces cautions s’ils en existent.
Pour ce qui est de la portabilité des numéros, nous sommes à notre troisième lettre adressée à l’Artp pour qu’il règle ce problème parce que si tu quittes Orange vers Tigo ou de Tigo vers Orange on ne doit pas changer de numéro. Ils n’ont pas encore répondu et je souligne que le Maroc vient de le faire. Avant on l’a fait sur le fixe, quand tu quittes Médina vers Grand Médine et autres on garde le numéro d’appel que tout le monde te connaît.
Au niveau du téléphone mobile, il y a toujours des dysfonctionnements sérieux ; par exemple si on achète à orange une carte de 2500f en plus du crédit on a 5 sms, c’est donc un package (crédit+SMS).
Le hic est que quand on veut transférer du crédit à quelqu’un par seddo le coût du transfert est de 20f, la Sonatel vous débite sur votre crédit au lieu d’utiliser les bonus sms qui coûtent le prix.
Ces pratiques font que les analphabètes perdent énormément de sms : ce sont des questions que nous avons posé et jusqu’à présent nous n’avons pas eu de réponse au niveau de l’Artp.
Même la sanction que l’Artp a infligé à la Sonatel, nous c’est depuis 2005 qu’on avait signalé la mauvaise qualité du service après le Magal de Touba. C’est ainsi que nous avions saisi AFAQ qui leurs a mis aux normes ISO 9000, parce que de notre point de vue cette certification posait problème. Quand AFAQ est revenue au Sénégal pour revoir les choses, ils nous ont répondu pour dire que « oui mais en tout cas nous ce n’est pas le secteur que nous avons audité qui pose problème». C’est pourquoi vous ne voyez plus la Sonatel mettre à bout de champ certification ISO 9000.

En Afrique on devrait adopter une loi pour permettre aux associations de consommateurs d’ester en justice, qu’en est-il exactement de l’existence de cette loi ?

Malheureusement c’est la loi modèle qui avait été proposée pour l’Afrique. C’est un projet de code de consommation. Jusqu’à présent cette loi n’est pas encore adoptée. Mais à un certain moment il y avait Me Landing BADJI qui travaillait pour qu’il y ait une loi commune aux pays membres de l’Uemoa pour la protection des consommateurs.
Ce que nous réclamons aujourd’hui c’est le code de la consommation comme il existe le code de la construction, le code pénal, le code de l’environnement etc..
Au Sénégal les textes qui traitent de la consommation sont très épars ; ce qui nécessite l’élaboration d’un code pour régir le cadre institutionnel et juridique de sorte que personne ne pourra faire n’importe quoi en matière de prix et de qualité.

Il me semble que l’Etat manque de considération à l’égard des associations de consommateurs, quel est votre avis par rapport à ce constat ?

C’est vrai, nous avons une part de responsabilité pour ne pas avoir assez travaillé dans l’appropriation chez nos compatriotes des organisations sociales. Je l’ai dit tantôt les armes des associations c’est le lobbying et le plaidoyer, chez le syndicaliste c’est la grève, tout comme le journaliste qui peut utiliser sa plume pour faire du « jeebané » or toutes ces actions ont un coût, sans moyens on ne peut rien faire. Les membres qui cotisent une fois dans les associations ne reviennent pas systématiquement renouveler leur adhésion à expiration mais ramenons tout cela au contexte sénégalais ;il est rare de voir un consommateur acheter un produit et regarder la date de péremption par exemple ; l’autre phénomène est que le sénégalais aime se glorifier de titres ainsi si on est à la tête d’une organisation on perd automatiquement son prénom et son nom de famille pour se faire appeler «Président » ; Le jour où l’on voudra vous démettre de cette fonction ,on est prêt à organiser une fronde ou à mettre sur pied une organisation parallèle : c’est ça la réalité sociale. La pléthore d’associations, de syndicats et de partis politiques viennent particulièrement de ce phénomène et il devrait des tests de représentativité pour endiguer la propension à créer de nouvelles structures.

Propos recueillis par
Sadio SAMBOU

PARTENARIAT ENTRE LE NEPAD ET L'UNIVERSITE D'ETAT

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
PARTENARIAT ENTRE LE NEPAD ET L'UNIVERSITE D'ETAT DE MICHIGAN :
Pour le renforcement de la capacité de l'Afrique en matière de biosécurité
La Fondation Bill & Melinda Gates des Etats-Unis a accordé une subvention de 1,5 million de dollars E.-U. à l'Université d'Etat de Michigan (MSU) et au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) pour renforcer l'expertise de l'Afrique en matière de biosécurité. Avec ce fonds, le NEPAD et l'Université de Michigan développeront le Réseau africain d'expertise en biosécurité (ABNE) pour permettre aux législateurs africains d'avoir accès à la formation de pointe, ainsi qu’aux données et ressources nécessaires pour définir correctement les législations sur les biotechnologies. Au cours des 10 prochains mois, le MSU et le NEPAD s’engageront dans un processus de consultation avec les législateurs partout en Afrique, pour évaluer les besoins et créer un réseau d’information et de ressources qui répond aux besoins, et qui offre la formation, des informations scientifiques revues par les pairs, l’assistance d’experts, des voyages d’études dans d’autres pays ayant des systèmes réglementaires établis, ainsi que d’autres services selon le besoin. Rajiv Shah, directeur du développement agricole à la Fondation Gates, a déclaré que « Des politiques et réglementations appropriées sont vitales pour assurer la sécurité et l’efficacité des techniques agricoles – pour les agriculteurs, les consommateurs et l’environnement. Grâce à cet effort, les législateurs africains pourront élaborer les cadres nécessaires pour permettre aux petits exploitants agricoles et aux consommateurs de prendre eux-mêmes les décisions sur les meilleurs moyens d’améliorer leurs conditions de vie. Le Président du MSU, Mme Lou Anna K. Simon, a décrit la participation de son université comme une « continuation passionnante » d’une « longue histoire dans le partenariat à tous les niveaux avec plusieurs pays africains, allant du développement de la technologie qui conduira aux approvisionnements en vivres plus sûrs et plus abondants au travail pour s'assurer que ces solutions sont bonnes, sages et convenables ».
Lamine DIEDHIOU

CONGRES DE L’ASSOCIATION AFRICAINE DE L’EAU COTONOU 2008 :

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
Le Sénégal bien parti pour atteindre les objectifs du millénaire

Le 14 e Congrès de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) s’est tenu du 25 au 29 février 2008 à Cotonou, capitale du Bénin. Placé sous le thème ‘’Partenariat et bonne gouvernance pour l’atteinte des objectifs du Millenium pour Développement’’, le Congrès et l’Exposition Internationale ont réuni 350 participants venant des quatre coins de l’Afrique et d’autres continents. Il s’agissait de membres de l’AAE, décideurs, opérateurs, bailleurs de fonds, chercheurs, ONG etc.

Rappelons que dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, il s’agit d’ici 2015 de réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à une eau salubre et à un assainissement de base. Tous les facteurs concourant à placer les pays africains sur la voie de la performance d’ici 2015 afin de faire reculer la pauvreté ont été analysés lors des sessions techniques, tables rondes et différentes autres rencontres.
Selon les informations fournies lors du Congrès par les organisations internationales, actuellement 10 pays africains, essentiellement du nord du continent, vont atteindre à coup sûr les objectifs du Millénaire. Un groupe de 10 pays, dont le Sénégal, ont toutes les chances d’atteindre les objectifs, si les efforts sont poursuivis, notamment dans le cadre du PEPAM (Programme Eau Potable et Assainissement du Millénaire). Les autres pays africains, le gros du lot, qui ne figurent pas dans les deux premiers groupes ne pourront pas atteindre les objectifs du Millénaire.
Au Sénégal le taux de desserte en eau potable est actuellement de 98 % en zone urbaine pour un objectif de 100 % en 2015 et de 71 % en zone rurale pour un objectif de 85 % en 2015. Au plan national le taux de desserte est de 83 % pour un objectif de 92 % en 2015. Concernant le taux d’accès à l’assainissement, il est actuellement de 64 % en zone urbaine avec un objectif de 78 % en 2015 et de 20 % en zone rurale avec un objectif de 59 % en 2015. Sur le plan national le taux d’accès à l’assainissement est de 40 % avec un objectif de 68 % en 2015.

Mamadou DIA (SDE) réélu à la tête de l’AAE

Lors des assises de Cotonou, M. Mamadou DIA, Directeur Général de la Sénégalaise Des Eaux (SDE) et Président du Comité AAE du Sénégal, a été réélu pour deux ans Président de l’Association Africaine de l’Eau qu’il dirige depuis le mois de juillet 2006. Cette Association qui est la plus importante du continent dans le domaine de l’Eau et de l’Assainissement tiendra son prochain Congrès à Kampala (Ouganda) en février 2010.
L’un des faits marquants du Congrès de Cotonou a été aussi le lancement du WOP-Africa (Water Operators Partnership) dont l’AAE assure le leadership et qui marque le début d’une nouvelle ère. L’Afrique vient de se doter ainsi, avec l’appui d’UN Habitat et du Water and Sanitation Program de la Banque Mondiale, d’un outil indispensable pour le renforcement des capacités des sociétés d’eau et d’assainissement et la promotion du benchmarking.

Courrier du Consommateur

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

Posté le 18.03.2008 par uncs2008

Bilan en fin de parcours du projet « Jiggen Ni tamit » financé et piloté par PlaNet finance

PlaNet finance Sénégal a lancé en 2007 le projet « Jjiggen Ni Tamit », programme de formation et de sensibilisation de 3000 jeunes filles et femmes à la microentreprise. Ce programme d’une durée d’un an, mis en place dans la région de Dakar et de Thiès, vise la réalisation des actions suivantes :
Formation : mise en place de sessions de formation pour renforcer les capacités des femmes microentrepreneuses ;
Sensibilisation : organisations d’actions de sensibilisation et de forum professionnels afin d’encourager l’esprit d’entreprenariat des femmes ;
Financement de projets : appui dans le montage de dossiers PlaNet Microfund, ligne de crédit mis à disposition des IMF afin de leur permettre de répondre au besoin en financement des femmes porteuses de projet.

Le Courrier du Consommateur est allé à la rencontre de Mme Clémence D. AÏDARA Responsable des Programmes de PlaNet finance Sénégal et de 3 responsables d’organisations partenaire de ce projet.

Mme Clémence D. AÏDARA Responsable des Programmes de PlaNet finance Sénégal
COCO : Mme AÏDARA parlez nous de PlaNet finance et des actions menées dans ce projet ?
Mme AÏDARA : PlaNet finance est une organisation internationale qui appuie dans plus de 60 pays les populations les plus pauvres dans le secteur de la microfinance. Nous sommes convaincus que la microfinance est un outil efficace pour lutter contre la pauvreté et nous avons souhaité toucher particulièrement les femmes parce qu’il y a aujourd’hui un constat inquiétant qui est, qu’au Sénégal la participation des femmes au niveau de la microfinace a régressée. Il y cinq ans 45% des bénéficiaires étaient des femmes aujourd’hui, elles ne sont que 35 %, alors que les personnes les plus vulnérables face à la pauvreté, sont les femmes et notamment les jeunes filles. Donc nous avons souhaité mener ce programme pour permettre dans un premier temps, d’encourager l’entreprenariat féminin par des actions de sensibilisation, renforcer les capacités des femmes par des formations, à la gestion d’une entreprise et à la gestion d’un crédit exemple comment est ce qu’on gère un crédit ainsi que son remboursement, enfin, nous avons appuyé les institutions de microfinances partenaires, à accéder à des fonds leur permettant d’accorder des crédits aux femmes.

COCO : Votre évaluation sur ce projet « Jiggen Ni Tamit »?
Mme AÏDARA : L’objectif principal était de sensibiliser 3.000 femmes et de former 500 femmes, nous avons dépassé ce nombre au point que les sollicitations nous obligent à continuer ce projet en 2008 avec le soutien de la fondation Orange.

COCO : Y’aura –t-il un suivi après cette formation ?
Mme AÏDARA : Bien sûr, puisque la méthologie est de s’appuyer sur des formatrices au sein des institutions de microfinance partenaires. PlaNet finance a formé des femmes ressources deux à trois selon la taille des structures, qui elles mêmes démultiplient les formations. Ce sont ces femmes qui sont là pour suivre et appuyer les autres. Ceci dit, ce n’est pas une formation uniquement mais aussi un accompagnement qui se fait par le biais des institutions.

COCO : PlaNet finance a-t-elle d’autres projets pour lutter contre la pauvreté ?
Mme AÏDARA : le plus important qui va démarrer cette année, est le développement de la microfinance en milieu rural, qui est un projet qui veut atteindre 30.000 microentrepreneurs hommes et femmes confondus. Ce projet qui a démarré depuis Janvier 2008 et qui sera clôturé en 2010, vise à atteindre 180.000 personnes parce qu’on estime qu’une personne dans une famille fait vivre environ plus de six personnes, car quand vous appuyez une microentreprise avec un crédit, vous touchez presque toute une famille entière.

Mme Fatoumata Bèye Gaye responsable de l’antenne régionale du Programme des Femmes en Milieu Urbain et Rural (profemur) Dakar




COCO : Parlez nous de Profemur
Mme Fatoumata Bèye Gaye : nous sommes 20.000 membres, présents dans quatre régions du Sénégal Dakar- Thiès – St Louis- Matam. Notre siège se trouve à Dakar au Golf Sud Hamot1 villa 92L.
COCO : Qu’elles sont vos activités ?
Mme Fatoumata Bèye Gaye : Nous avons des mutuelles d’épargne et de crédit, des mutuelles de santé, une coopérative d’habitat pour les femmes, une unité de transformation des céréales locales fruits et légumes avec l’appui de l’Institut de Technologie Alimentaire.
Nous faisons aussi de l’alphabétisation dans différentes langues nationales, de la formation en santé maternelle, infantile et Sida. Nous avons formé des femmes para juristes pour connaître leurs droits et en faire bénéficier leurs sœurs.

COCO : Qu’avez-vous reçu du projet « Jiggen Ni Tamit » ?
Mme Fatoumata Bèye Gaye : la formation, du crédit pour deux de nos mutuelles d’épargne et de crédit.

Mme Aïssatou CISSE Gérante de MEC des femmes de Bargny
COCO : Mme CISSE veuillez nous présenter votre organisation ?
Mme Aïssatou CISSE : cette Mutuelle d’Epargne et de Crédit est implantée à Bargny et a été créée à l’initiative des groupements de Promotion féminine dirigé par Mme Khady NDAO Présidente Nationale. Nous sommes 2 199 membres au niveau de la mutuelle dont 70 groupements de promotion féminine. Nos activités ont démarré depuis 2005 et nous sommes partenaire de PlaNet finance depuis Mai 2006.

COCO : Quelles sont vos activités ?
Mme CISSE : Le commerce, la transformation des produits halieutiques, la culture maraichère et le secteur artisanal.

COCO : Dans ce projet de quoi avez-vous bénéficié ?
Mme CISSE : Premièrement d’un renforcement de capacité, qui a permis une formation en informatique et une formation en microentreprise.
Deuxièmement nous avons bénéficié de lignes de crédits. Notre première ligne de crédits accordée est de 6.250.000 FCFA remboursable en un an pour un intérêt de 5%, ensuite nous avons eu une deuxième ligne de crédit de 19.500.000 CCFA en cours d’exécution. Ces lignes de crédits, nous ont permis au niveau de la commune de Bargny d’avoir un guichet pour lutter contre la pauvreté avec 2083 adhérents. Au niveau de ce guichet on octroie des crédits de 25.000 FCFA remboursable journalièrement à raison de 300 FCFA pendant 101 jours par bénéficiaire. Ces lignes de crédits ont permis aux femmes de Bargny d’avoir une centrale d’achats au niveau du marché, ce qui permet à ces dernières de venir s’approvisionner quotidiennement et de pouvoir rembourser. Même pour un crédit d’un million, le remboursement est journalier. Pour 2007 le taux de remboursement est de 95%.
Ce projet nous a permis de constater une nette amélioration de la qualité de vie de nos membres.

Mme Seynabou DIOP Coordonnatrice du Réseau des Caisses d’Epargne et de Crédit des Femmes de Dakar
COCO : Ce réseau comprend combien de membres ?

Mme Seynabou DIOP : Nous sommes 24.000 membres au moins. Parmi ces membres il y’a des membres physiques et 115 groupements. Notre siège se trouve à liberté 6 Extension vers le camp Sékou Mballo. Le réseau est composé de 20 caisses situées particulièrement à Dakar. Mais il y a des caisses à Mbour, Kaolack, Tambacounda et Koungheul.

COCO : Parlez nous de vous relations avec PlaNet finance et du projet « Jiggen Ni Tamit »

Mme Seynabou DIOP : Notre partenariat avec PlaNet finance a commencé depuis 2006 dans le cadre d’un projet Microsoft Limited Pontentiel dont l’objectif était d’initier les bénéficiaires du réseau à l’informatique, par la suite nous avons un autre partenariat dans le cadre du projet « Jiggen Ni Tamit » visant à valoriser et renforcer l’esprit entreprenariat chez les femmes.
Avec planète nous sommes entrées dans un autre aspect qui ne fait que renforcer le réseau dans le cadre de la microfinance. Parce que nous travaillons avec des bénéficiaires analphabètes qui n’ont pas la possibilité en tout cas de toucher à l’outil informatique et qui n’ont pas les notions élémentaires pour la gestion et qui posent quelques fois problème quand elles bénéficient de crédit pour le remboursement. Donc dans le cadre du projet « Jiguen ni tamit » des femmes ont été formées à la gestion, comptabilité et même à la gestion d’une entreprise en générale, il y’a entre autre la formation dans la gestion du crédit. Ce qui fait que maintenant on est rassurée en sachant que ces femmes auront le reflexe de bien gérer le crédit que nous leur donnons ce qui peut être une garantie pour un bon remboursement de crédit.

Propos recueillis par
Léopold DIENG




REFORMES SUR LA RETRAITE

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
Les responsables de l’Ipres rassurent Leurs pensionnaires
L’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) prend une série de mesures innovatrices afin d’améliorer le pouvoir d’achat des retraités. Telle est la conviction des responsables de cette Institution lors de leur point de presse du Mercredi 20 Février 2008 qui fait suite à leur rencontre avec les associations de retraités et le Ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles, Innocence Ntap Ndiaye.
Pour rendre public les décisions importantes prises par le Conseil d’administration de l’IPRES, Mamadou Racine Sy déclare « l’Ipres a entériné la semaine dernière en Conseil d’Administration, l’augmentation des pensions à hauteur de 13.75% ». Ceci malgré l’importante somme que l’Etat a déboursé pour éponger les cotisations du secteur parapublic et des entreprises liquidées. L’Ipres a le devoir de veiller à l’élargissement des sociétés qui ne sont pas prises en compte parce qu’ils n’ont pas été immatriculés, il y’a beaucoup de fraude à ce niveau là. Ceci dit qu’il faut élargir l’assiette des cotisants. « Il faut que l’Ipres prenne des initiatives dans ce sens et nous avons instruit le Directeur pour une meilleure fiabilité du fichier et qu’on puisse exactement savoir qui doit quoi.» continue le PCA de l’Ipres. C’est un chantier auquel la Direction est entrain de faire face. Mais il y’a des débiteurs de bonne foi qui sont rattrapés par de difficultés et qui ne peuvent pas payer. Pour ça le Directeur Général de l’Ipres corrobore que « il existe des moyens coercitifs mais nous préférons discuter avec ces entreprises, voir comment leur accorder des moratoires pour ne pas les mettre en péril. Parce quand on met l’entreprise en péril, on met en péril également l’emploi ». « La plus grande mesure révolutionnaire prise par le conseil d’administration c’est la bimestrialisation au prorata du trimestre des pensions ». nous dit Racine SY. C’est une décision très importante et saluée par les représentants des associations de retraités. Enfin « les objectifs c’est d’aller vers une mensualisation du paiement des pensions avec son corolaire qui est l’augmentation des pensions mais tout en évitant le déséquilibre du régime afin d’améliorer le pouvoir d’achat des retraités » conclue Racine SY.
Lamine DIEDHIOU

PORT AUTONOME DE DAKAR

Posté le 18.03.2008 par uncs2008
Le Syndicat National des Dockers et pointeur du Sénégal affilié à la CNTS a élu le mardi 04 mars un nouveau Secrétaire Général en la personne de Monsieur El Hadji Badou DIOUF.

Parlez-nous de votre syndicat ?

Au port, il y a 3 syndicats pour 429 dockers, notre syndicat, à lui seul regroupe 333 membres. Lors des dernières élections des délégués des dockers, nous avons été majoritaires.
Depuis la création du syndicat en 1981 je suis le 3ème Secrétaire Général après El hadj Dame SARR (1981-1986), Hould HANN (1996-2006), Le syndicat n’a jamais connu de crise ni en interne avec le PAD.
Je suis aussi membre du bureau confédéral et Secrétaire Général adjoint. Notre syndicat est le fer de lance de la CNTS, et un de nos membres El hadj Daouda NGOM a payé de sa vie, l’engagement de notre syndicat auprès de la CNTS dont la bourse porte le nom.
Celui que je viens de remplacer, le camarade Hould HANN, est à l’origine de beaucoup d’amélioration des conditions de travail des Dockers au PAD.

Quels sont les problèmes auxquels sont confrontés les Dockers ?

Des problèmes sanitaires, car souvent les toilettes sont bouchées, manque de lumières, problèmes d’assainissement, le Directeur Général du Port Autonome de Dakar qui est responsable a été interpellé. Nos rapports avec le patronat sont régis par un décret N°94-894 que chacun respecte jusqu’ici.
Les versements de nos cotisations ne se font pas normalement à l’IPRES, cela retarde le paiement de nos maigres pensions, et nous avons interpellé Monsieur Baïdy AGNE du patronat pour que le bureau de la Main d’œuvre Portuaire BMOP qui dépend du SEMPOS qu’il précise soit en règle avec l’IPRES.
Au niveau du quai de pêche du mole 10, c’est le chômage total pour les Dockers, les mareyeurs, les passagers, les journaliers, à cause des bateaux de pêche qui ne viennent plus depuis six mois, à cause des accords de pêche non renouvelés, et cela se fait sentir aux niveaux des industries de la pêche installées au PAD, certaines sont même en faillite. Si l’on ne prend garde cela se fera sentir sur la situation économique du pays.

Quels sont les chantiers auxquels vous allez vous attaquer ?

D’abord l’augmentation du nombre de dockers à la devanture des cales, la nécessité de reclasser les dockers de la 3ème catégorie à la 4ème catégorie, l’allongement de la retraite à 60 ans, l’octroi de la prime de rendement, l’attribution de la gratification annuelle, l’accord de prêts aux Dockers, l’alimentation en eau au niveau du PAD, la mise en place rapide d’un centre de formation, le dragage du Saloum pour permettre au port de Kaolack de se développer, le renouvellement des accords de pêche.

INVITATION PRESSE

Posté le 14.03.2008 par uncs2008
A l’occasion de la Journée Mondiale des Consommateurs, célébrée le 15 Mars, l’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS) organise un point de presse sur
«La situation actuelle des consommateurs au Sénégal et du mouvement consumériste sénégalais dans son ensemble», le Samedi 15 Mars 2008 à 11h00mn à son Siège sis à Amitié 1 villa 3065.

Tél. : 33 824 01 18 / 33 868 41 10 / 77 656 85 02
uncs1_4@hotmail.com ou uncs2007@gmail.com
http://uncs2008.centerblog.net
BP : 6340Dakar Etoile

L’ARTP Partenaire Officiel des Associations de consommateurs

Posté le 04.03.2008 par uncs2008

Pour connaître mieux les missions de cette Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) merci de cliquer sur ce lien : www.artp.sn

« l'ARTP au service du citoyen pour un Sénégal émergent dans le domaine des TIC »
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